mardi 15 septembre 2026

FUMÉE BLANCHE 1958 -130- Un ÉPISODE CARACTÉRISTIQUE

Pour expliciter ce que j’ai dit plus haut, je vais citer une fois de plus l’inénarrable Benny Lai dans son bouquin "Le Pape non élu" !

        « Entretien du cardinal Siri avec l’auteur (21/05/1985). Siri n’a pas précisé le sujet de la conversation avec le pape [ceci est à bien retenir car un certain Capovilla trouvera une explication invérifiable pour éluder l’énigme en … 1991, tous les acteurs ayant disparu ! et donc, il était facile d’inventer un scénario ridicule que tout le monde croirait bien entendu !!!], affirmant se souvenir de l’événement, mais non de son contenu [bizarre], qu’il avait délibérément effacé de sa mémoire [donc il se souvenait du contenu, mais ne voulant rien dire, il prétend l’avoir effacé de sa mémoire délibérément, cet adjectif étant précieux car il prouve tout. Et puis, comment Benny Lai connaissait-il ce détail si ce n’est par Siri lui-même qu’il résume sans le citer, et pour cause !].

        « Jean XXIII, explique le cardinal, m’avait donné la permission de le déranger même la nuit [inouï !!!]. Ainsi, lorsque Tardini m’a dit qu’il n’avait pas réussi à convaincre le Pape et que je me suis proposé, il a tenu à ce que j’agisse immédiatement. Il a téléphoné à Jean XXIII et m’a fait monter dans l’appartement par l’escalier privé. Je commençai : « Sainteté, si vous me le permettez, je vais aborder une question qui ne relève pas de ma compétence, mais je prends la parole parce que j’aime le pape [!!!]. » « Je le sais », m’interrompit Jean XXIII [!!!]. Je repris : « Maintenant, vous devez me laisser parler », et j’exposai la question en concluant : « Écoutez, Sainteté, on court ici à bien des ennuis. Si vous le souhaitez, je vais vous les énumérer. » Le Pape se leva et se mit à faire les cent pas d’un bout à l’autre de la bibliothèque, et moi, je le suivais à un pas de distance sans rien dire, attendant de voir comment l’affaire allait se résoudre. [L’affaire devait être grave puisque n’étant pas de la compétence du cardinal qui se permet de parler d’une façon impérative comme si c’était lui le Pape ! Et effectivement, il avait été le Pape avant sa défection, et l’intrus n’était rien, et les deux le savaient bien.] À un certain moment, j’ai sorti mon atout de ma manche. [Nous y voilà !] Lorsque Jean XXIII arriva près de la fenêtre, j’intervins : « Votre Sainteté, voyez-vous là-bas ? ». Et le pape : « Qu’y a-t-il, c’est la place Saint-Pierre ? ». « Vous voyez la bande blanche qui délimite l’État du Vatican ? Si la question se règle comme le souhaite Votre Sainteté, cette bande disparaîtra. Si cette bande disparaît, le concile n’aura plus lieu. » [L’épisode se passait donc entre 1959 et 1962. Mais quel est cet atout qui frappait l’intrus à son point faible ? Tout simplement, si Jean23 maintenait sa résolution, Siri parlerait et tout le château de cartes échafaudé au conclave de 1958 s’écroulait ! Les francs-maçons et les communistes auraient certainement réagi en passant la frontière du Vatican et Siri et Jean23 auraient certainement risqué leur tête, mais du même coup Vatican2 aurait été annihilé : c’était l’explosion nucléaire au sens figuré bien entendu. L’intrus comprit ! Lisons la suite.] Le pape retourna immédiatement à son bureau. Il resta debout à me regarder. Puis il dit : « Ce Génois, il a gagné. » [Siri comptait donc bien se servir de son levier, et il savait que ça marcherait, et effectivement, ça a marché, car l’intrus a eu peur que Siri ne parle ! Mais aurait-il parlé si Jean23 n’avait pas cédé ? Ça, c’est une autre histoire. Le cardinal jouait son va-tout, et Jean23 l’a cru, d’où sa réflexion « Ce Génois, il a gagné » ! Était-ce une provocation de la part de Siri ? Possible, sinon probable, mais cela, on ne le saura jamais.] J’appelai Tardini et l’informai que tout avait été réglé. Tardini en fut stupéfait et me demanda comment j’avais fait. « En vérité, c’est un secret de famille » [autrement dit le secret de ce qui c’était passé au conclave où Tardini ne siégeait pas, n’étant pas alors cardinal], répondis-je, mais comme il insistait, je lui dis que j’avais touché les points faibles du pape [voilà la phrase clef : les points faibles de l’intrus ! Et quels étaient ces points faibles ? Toutes les intrigues du conclave de 1958 que Jean23 ne tenait certainement pas qu’elles soient divulguées]. Lui aussi laissa échapper un « Ce Génois ». »

Tout cela n’est-il pas d’une clarté limpide ?

« Nier l’avènement futur et personnel d’Élie,
c’est une hérésie
ou une erreur qui approche de l’hérésie. »
(Saint Robert Bellarmin)
 
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samedi 12 septembre 2026

FUMÉE BLANCHE 1958 -129- L’ÉPÉE de DAMOCLÈS

Depuis sa défection, Siri-Benoît XVI avait une épée au-dessus de sa tête, mais parallèlement, le premier intrus et ses successeurs en avaient une aussi. Comment cela ? Je vais tenter de l’expliquer.

Siri et le premier intrus (ce sera pareillement pour les autres) jouaient au chat et à la souris, c’est-à-dire qu’ils se surveillaient mutuellement, le premier pour ne pas perdre la face, le second pour que le premier ne parle point. Cela est si vrai que Siri pouvait aller voir Jean23 quand il voulait, même en pleine nuit, et sans demander la permission, ce qui est ahurissant. D’autre part, Judas II se servait de son « histoire de famille », selon ses propres termes à Tardini, pour servir de levier à certaines affaires afin de faire plier son successeur illégitime, ce qui réussissait évidemment. Notons que l’« histoire de famille » en question n’était autre que le conclave de 1958.

De plus, Siri était étroitement surveillé par les francs-maçons d’un côté et les communistes de l’autre, ces derniers s’enquérant de sa santé au moindre rhume, c’est tout dire !

Les intrus ont toujours eu peur que Siri ne parle, et donc ils étaient obligés de le bichonner. Siri le savait bien, mais de son côté il craignait de parler pour ne par encourir l’excommunication de Jean23 au vu et su de tous, malgré qu’il savait bien que cette excommunication n’avait aucune valeur puisque venant d’un intrus. Mais voilà, le cardinal ne voulait pas avoir de problèmes ! C’est pourquoi il se taira jusqu’à sa mort, et les intrus feront de lui ce qu’ils voudront !

Cette double épée de Damoclès, ou plutôt ce climat délétère, créera une dissuasion équivalente à la dissuasion nucléaire de l’époque.

« Nier l’avènement futur et personnel d’Élie,
c’est une hérésie
ou une erreur qui approche de l’hérésie. »
(Saint Robert Bellarmin)
 
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vendredi 11 septembre 2026

FUMÉE BLANCHE 1958 -128- RÉFLEXIONS

Dans mes recherches, je découvre des choses que je ne soupçonnais pas et qui pour la plupart sont ahurissantes. Ce que je mets ici n’est qu’une ébauche, car il faudrait des dissertations, ce dont je ne me sens absolument pas capable de faire. En conséquence, je continue à dire succinctement le fruit de mes trouvailles et de mes réflexions.

Par exemple, et ce n’est qu’un exemple : rappelez-vous la prophétie du Patriarche Jacob, savoir que le serpent, le modernisme, mord le talon du cheval, autrement dit s’infiltre dans l’Église comme saint Pie X l’a bien expliqué, afin que le cavalier tombe à la renverse, autrement dit que Siri-Benoît XVI, successeur légitime de Pie XII, trahisse ! Ce qui m’amène à un deuxième exemple :

Les douze Apôtres dont Judas, furent choisis par Jésus ; les Souverains Pontifes, dont Siri-Benoît XVI, furent choisis par le Saint-Esprit. Judas trahit Jésus ; Siri-Benoît XVI trahit l’Église. Jésus savait que Judas le trahirait, mais il le choisit quand même ; le Saint-Esprit savait que Siri-Benoît XVI trahirait l’Église, mais il le choisit quand même.

Ce ne sont là que des réflexions, sans plus ! Mes recherches continuent.

« Nier l’avènement futur et personnel d’Élie,
c’est une hérésie
ou une erreur qui approche de l’hérésie. »
(Saint Robert Bellarmin)
 
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jeudi 10 septembre 2026

FUMÉE BLANCHE 1958 -127- AVANT et APRÈS

Voyons le cardinal Siri avant et après sa défection du 26 octobre 1958.

Avant : Il fut toujours réticent à ce que lui demandaient ses supérieurs, mais ensuite il s’y soumettait malgré lui, les dits supérieurs insistants fortement.
Après : C’est le petit toutou qui se soumet à tout, juste retour de son apostasie.

Avant : Malgré l’estime que Pie XII lui vouait, comme l’atteste Sœur Pascalina, gouvernante de ce Pape, Siri ne lui fut point obéissant, et c’est le moins que l’on puisse dire.
Après : Par rapport aux intrus, il fut d’une obéissance servile.

Avant : Pie XII eut une véritable tendresse pour lui, comme l’atteste Sœur Pascalina.
Après : Il fut d’une telle docilité que le premier intrus se permit cyniquement, pour bien le maintenir dans les rangs, de l’appeler publiquement ni plus ni moins que son Vice-Pape.

Et on pourrait ainsi multiplier les exemples, comme sa non-présence aux funérailles de Pie XII et sa présence bien remarquée à celles de Montini ! Mais il n’est point besoin d’insister davantage.

Rappelons-nous les paroles du cardinal Ciriaci : « Quelqu’un a dit et fait quelque chose qui a conduit à l’élection de Jean XXIII. » Or, ce quelqu’un, ce fut Siri-Benoît XVI !

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samedi 5 septembre 2026

FUMÉE BLANCHE 1958 -126- CONFIRMATION

Ce que je disais plus haut et que je soupçonnais est confirmé par le cardinal Siri lui-même. Écoutons ce qu’il confie à Benny Lai le 22 octobre 1985 :

        « Lorsque j’ai compris que Pie XII voulait me préparer à la Papauté en m’envoyant en mission à l’étranger, comme l’avait fait le Pape Ratti à son égard [Pie XI à l’égard du cardinal Pacelli], j’ai refusé d’autres voyages. J’ai accepté celui en Belgique en 1958 pour ne pas toujours répondre par la négative. »

Ce que dit le cardinal impose deux déductions qui sont évidentes :

1) Pie XII pensait bien à Siri pour lui succéder, et c’est pour cela qu’il l’appela à Rome en 1956 afin de le préparer à cette tâche s’il était élu.

2) Siri connaissait la pensée du Pape à cet égard, et c’est pour cela qu’il déclina l’invitation de 1956.

Tout ceci était bien connu à la Curie et tout le monde savait qu’il y avait de fortes chances que Siri succède à Pie XII, d’où son élection rapide dès le troisième tour de scrutin du 26 octobre 1958.

Le cardinal sachant tout cela évita le plus possible d’aller à Rome, et après la mort de Pie XII, il brilla par son absence car il ne voulait pas être élu. Pourquoi alors accepta-t-il, la fumée blanche l’attestant ? C’est qu’il fit alors son devoir, conformément à ce qui était stipulé dans l’Encyclique de Pie XII sur le sujet. Mais ensuite, comme le dit Ratzinger, il prit la fuite devant les loups !!!

« Nier l’avènement futur et personnel d’Élie,
c’est une hérésie
ou une erreur qui approche de l’hérésie. »
(Saint Robert Bellarmin)
 
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