Malgré lui, Benny Lai avoue, à la page 64 de son ouvrage "Les Secrets du Vatican", que le cardinal Siri avait bien été élu Pape au conclave de 1958. Voici ses propres termes : « La difficulté d’aboutir à une entente venait surtout de ce que les cardinaux qui souhaitaient un pape italien n’avaient, après le retrait de Siri, d’autre candidat que Roncalli. »
Qu’est-ce à dire ? Tout simplement que Siri avait été élu Pape, qu’il
avait accepté et prit un nom, d’où la fumée blanche de 18h53, mais
qu’ensuite il s’était retiré, d’où sa non-apparition pour l’Habemus Papam.
Et
ici, une question cruciale se pose : d’où Benny Lai connaissait-il ces
renseignements puisqu’il n’était pas au conclave que je sache ? De
Siri ? Impossible car ce dernier a jalousement gardé pour lui son
« secret horrible », autrement dit sa félonie. Par conséquent, notre
vaticaniste anticlérical le savait par d’autres sources, des sources
maçonniques bien sûr, de la part de cardinaux infiltrés. Cela n’est pas
difficile à comprendre, mais tout maçon qu’il était, Benny Lai, dans sa
verve caustique, en a dit trop.
Le secret bien gardé a été révélé
par celui-là-même qui ne voulait pas le révéler ! Pour essayer de
réparer cette bavure, il écrira en 1993 son fameux ouvrage au titre
évocateur : "Le Pape non élu" ! Ce qui signifie en fait : « Le Pape élu qui s’est retiré ! »
Benny Lai nous a donc révélé deux choses :
1)
Qu’il était bien au courant de ce qui se passait dans le conclave de
1958 ; il en ira d’ailleurs de même pour les autres conclaves dont il
parle comme s’il y était, signe que ses frères trois-points le
renseignaient bien.
2) Qu’il a révélé le secret de Siri sans que
personne s’en aperçoive, d’où le fait, que pour ce journaliste
apparemment chevronné, la fumée blanche du 26 octobre 1958 à 18h53 n’a
pas existé ! Il n’était donc pas sur les lieux ? Ou alors personne ne
lui en a parlé ? Cela n’est pas croyable ! Mais par contre, ce qui est
croyable et certainement vrai, c’est que ses amis maçons lui ont demandé
de se taire sur ce fait capital.
Signalons que Benny Lai, dans
ses narrations, mélange tout afin d’induire le lecteur en erreur, ce qui
est le style bien connu des francs-maçons.
Celui qui parle trop
dit des choses qu’il ne voudrait pas dire : c’est le cas de Benny Lai !
Voici ce qu’il écrit à la page suivante : « Pour sortir de l’impasse [impasse créée par la trahison de Siri, encore un aveu], certains envisagèrent de reporter leurs suffrages sur le camerlingue. Cette initiative fut prise le dimanche 26 octobre au soir, après un repas pris dans la salle de l’appartement Borgia dit “des Pontifes”. »
Notre franc-maçon est décidément au courant de tout, et en écrivant
plus qu’il ne faut, il nous révèle le retrait de Siri puisque le soir de
ce même jour les cardinaux étaient dans le plus grand embarras ; et en
nous révélant le jour, Benny Lai nous révèle l’élection acceptée puis la
chute de Siri-Benoît XVI.
Et voilà le secret bien gardé, révélé !
samedi 30 mai 2026
FUMÉE BLANCHE 1958 -117- Le SECRET DÉVOILÉ
jeudi 28 mai 2026
FUMÉE BLANCHE 1958 -116- L’ANGE DAMNÉ
Le rôle de Benny Lai après le conclave de 1958, rôle par rapport à Judas
II, n’était pas fini : au contraire, il commençait pour ainsi dire,
dans le sens où Siri devait être étroitement surveillé afin qu’il ne
revînt pas sur sa malheureuse chute, d’autant plus qu’il lui restait une
trentaine d’années à vivre, ce qui lui donnait le temps de se repentir
par une sincère conversion, et cela, Benny Lai le savait !
Au conclave de 1963, le cardinal fut de nouveau élu, mais il refusa net, signe que la surveillance marchait bien.
Lors
de Vatican2, il adopta tout ce qui y avait été décidé, mais tout en
gardant une fausse enveloppe traditionaliste mais sans jamais faire
partie d’aucun groupe de cette tendance, voulant rester indépendant
comme lui-même l’avoue. Indépendant ? Pas tant que ça puisqu’il
fricotait avec les rouges : se souvenir de son voyage quasi
présidentielle en Union Soviétique en 1974 !
Et nous voici
arrivés au premier conclave de 1978, conclave qu’il ne craignait pas,
les têtes ayant suffisamment tourné depuis Vatican2. Mais voilà : le
troisième intrus meurt inopinément au bout d’un mois, et donc un nouveau
conclave arrive, et là, comme lui-même le dit, il prend peur ! Mais
Benny Lai veille ! Il ourdit une conspiration afin que Siri ne soit pas
élu : c’est la fameuse interview dont j’ai déjà parlé, interview du
cardinal que tous les conclavistes trouveront sur leur pupitre dès leur
entrée au conclave. Or cette manigance avait été ourdie par un journal
où Benny Lai avait participé.
Et le vaticaniste tiendra sa victime jusqu’en 1988, veille de l’année du décès du cardinal.
Benny Lai avait bien rempli sa mission : il le fit savoir à ses frères trois-points par son livre de 1993 intitulé "Le Pape non élu". Vingt ans après il ira rendre compte de son œuvre en mourant toujours farouchement laïc comme l’écrira avec emphase l’Osservatore Romano de l’époque.
On peut dire à juste titre que l’anticlérical Benny Lai fut l’ange damné du cardinal Siri devenu Benoît XVI puis Judas II.
mardi 26 mai 2026
FUMÉE BLANCHE 1958 -115- Le PIÈGE
Que fit le communiste-maçon Benny Lai par rapport au cardinal Siri dans
les années 1950 ? Il est facile de le conjecturer ! Il essaya de voir
les points faibles du cardinal, de façon qu’il soit contré au cas où il
serait élu au prochain conclave. Une fois cela bien établi, il tâcha de
faire comprendre à Siri qu’il fallait s’entendre avec l’Union Soviétique
afin d’éviter tout conflit entre l’Est et l’Ouest, ce que le cardinal
interpréta de telle façon qu’il faudrait faire un rapprochement pour
d’éventuels conversions, d’où ce que j’ai écrit sous le titre "Le fil
rouge". Mais Benny Lai lui insuffla dans l’oreille qu’il fallait faire
cela sous le manteau de façon que Pie XII ne soit pas au courant, et
c’est ce que fit Siri pour ne pas avoir de blâme du Souverain Pontife
car il connaissait ce qui était arrivé à Montini pour avoir frelaté avec
les rouges.
Benny Lai faisait rapport de toutes ces informations
à la maçonnerie de manière que cela servît au moment opportun, et le
moment opportun fut le conclave de 1958. N’oublions pas qu’il était
stipulé qu’avant le déroulement des scrutins au conclave, l’encyclique
de Pie XII sur le Siège vacant était lu en entier devant tous les
cardinaux. Siri une fois élu se rappela de la finale, savoir que Pie XII
exhortait celui que les cardinaux avaient choisi pour être Pape à ne
point refuser cette charge, et Siri ne refusa pas. Mais ensuite, la
conspiration ourdie par la maçonnerie, via tous les renseignements de
Benny Lai, lui tomba dessus, et il chuta misérablement.
samedi 23 mai 2026
FUMÉE BLANCHE 1958 -114- ROUGE et NOIR
Mais qui est au juste Benny Lai ? À part sa carrière de « vaticaniste », on ne sait pratiquement rien de lui.
Né
en 1925 dans une famille non-catholique (et décédé dans les mêmes
sentiments en 2013), il s’inscrit au parti communiste italien (PCI) : et
voilà pour le rouge !
En 1946, il commence sa carrière de journaliste ; et à qui s’adresse-t-il pour cela ? À « Raoul Palermi, le chef de la franc-maçonnerie italienne », comme lui-même l’écrit : et voilà pour le noir !
Et que s’ensuivra-t-il ? Lui-même l’explique : « Après
la guerre, je m’occupais de politique et de franc-maçonnerie. J’avais
approché Palermi, et cela m’avait permis d’écrire de nombreux articles
et d’acquérir une certaine notoriété. »
Muni de ces deux
étiquettes, il fut envoyé au Vatican pour entrer dans le service de
presse, ce qui se fit en 1952 grâce à la signature d’un autre rouge et
noir, Montini ; et avec lui entra un certain Silvio Negro, celui-là même
qui inventa la fable Santoro comme j’en ai parlé précédemment au numéro
90.
Nos deux compères avaient pleine liberté d’aller et venir
dans la Cité du Vatican puisque le bureau de presse était à l’intérieur à
cette époque. Benny Lai raconte lui-même qu’il allait voir en toute
liberté tel ou tel prélat, tout en profitant des « nuits romaines »
comme lui-même l’avoue puisque le bureau fermait à 14 heures ! Bref,
son travail d’infiltration fut donc aisé jusqu’en 1963 où le bureau de
presse changea de lieu, c’est-à-dire sortit du Vatican par la volonté du
même Montini, car c’est bien connu, les francs-maçons s’espionnent les
uns les autres !
Mais Benny Lai avait une fonction bien précise
comme je l’ai dit plus haut, savoir, entrer dans les bonnes grâces du
cardinal Siri avec qui il prit contact en 1956.
On comprend dès
lors qu’il fut une carte majeure dans le conspiration du conclave de
1958, et comme ce complot réussit du fait de la trahison de Siri-Benoît
XVI, le rôle de Benny Lai fut dès lors, et avec d’autres complices, de
surveiller de près Judas II afin qu’il ne fasse pas comme saint Pierre !
lundi 18 mai 2026
FUMÉE BLANCHE 1958 -113- SOUS SURVEILLANCE
Après sa trahison, Judas II, autrement dit Siri-Benoît XVI, fut, comme
il le méritait, sous haute surveillance, car la conciliaire craignait un
retournement de sa part, autrement dit une véritable conversion qui
aurait fait s’écrouler tous les plans maçonniques élaborés dans l’ombre
depuis bien longtemps et qui se concrétisèrent lors du conclave de 1958.
Mais par qui fut-il surveillé ? Évidemment, nous ne pouvons faire que
des conjectures à ce sujet ! Mais il est évident qu’ils étaient
plusieurs à le serrer de près. L’un d’entre eux fut Benny Lai.
Mais
qui est au juste Benny Lai ? Si vous faites des recherches, vous
n’obtiendrez rien sur sa vie privée, comme par hasard ! On sait
seulement qu’il est d’une famille « laïque », autrement dit
anticléricale, c’est-à-dire maçonnique, car c’est cela qu’exprimait ce
mot au XIXe siècle et début du XXe ; et ce mot, Benny Lai l’a toujours
revendiqué farouchement pour lui-même jusqu’à sa mort.
D’autre
part, avant d’être embauché au Vatican comme journaliste au début des
années 50 par Montini, il a travaillé pour la maçonnerie italienne,
rencontrant le grand-maître qui l’envoya infiltrer le Vatican. Si vous
voulez en savoir plus, un panneau vous indique que les informations à ce
sujet ont été retirées, comme par hasard !
Benny Lai avait une
mission : prendre contact avec le cardinal Siri et entrer dans ses
bonnes grâces, ce qu’il a réussi parfaitement, et toutes les
informations que lui transmettait sans méfiance le cardinal étaient
répercutées en loge. Ce « vaticaniste », terme qu’il emprunta, comme par
hasard, à l’infâme Crispi, fit bien son boulot ; tous les week-ends il
prenait le train de Rome pour Gênes et allait bavarder avec Siri pendant
une ou deux heures, avec son magnétophone. Bref il a bien fait son
métier d’espion jusqu’à la fin de sa vie ! Ceci dit, Judas II méritait
bien un tel compagnon !
