mardi 9 juin 2026

FUMÉE BLANCHE 1958 -120- La PIÈCE MANQUANTE

Et voici le clou qui dit tout ! Écoutons une fois de plus Benny Lai à la page 71 du même ouvrage. Je signale qu’il faut toute l’attention requise pour comprendre ce qui suit à cause de l’importance capitale de cette citation qui nous révèle la pièce maîtresse du puzzle.

        “« Pourtant, écrit le vaticanologue, ne croyez pas que la papauté soit une sinécure », me dit Ciriaci le jour où je lui ai exposé ma façon de reconstituer ce conclave [de 1958]. Il avait commencé par m’écouter en silence, impénétrable. « Il vous manque quelque chose », finit-il pourtant par me dire. J’admis alors que je ne savais pas quel rôle avait joué dans le choix final la préoccupation concernant le Secrétaire d’État que le futur élu placerait à ses côtés. [Ne vous occupez pas de la digression de Benny Lai : cela est habituel chez lui. Mais remarquez bien la parole de Ciriaci : Il vous manque quelque chose !] Ciriaci regardait au loin un point fixe, comme perdu dans sa mémoire. « Quelqu’un, me précisa-t-il enfin, a dit et fait une chose qui a servi à Jean XXIII. [Et voici la révélation extraordinaire : qui est ce quelqu’un ? Tout simplement, Siri-Benoît XVI, car c’est à cause de lui, de sa défection, que fut élu le premier intrus. Et Ciriaci conclut :] Il vous manque une pièce du puzzle. Mais ne m’en demandez pas davantage. » [Ciriaci n’en dira pas plus, on le comprend, secret oblige ! Mais il en a dit trop, car en ne voulant pas révéler, il a justement révélé.]

Comprenez-vous maintenant ?

« Nier l’avènement futur et personnel d’Élie,
c’est une hérésie
ou une erreur qui approche de l’hérésie. »
(Saint Robert Bellarmin)
 
Pensez à TÉLÉCHARGER cette vidéo en cliquant sur les 3 points de suspension sous le titre, ici : https://odysee.com/@MontfortAJPM:b/f1240.-%C3%A0-j%C3%A9sus-par-marie-720-musique:4?lid=cd510e752e23862e040846f45ea3560cab8ddf5a

lundi 8 juin 2026

FUMÉE BLANCHE 1958 -119- DÉTAILS IMPORTANTS

Nous voici arrivés à un endroit où il me faut citer mot pour mot Benny Lai, pages 69 et 70 toujours du même ouvrage, que j’agrémenterai de commentaires bien entendu :

        « L’action concertée de Tappouni et de Siri, dit notre grand parleur, me paraît ressortir d’un détail que le cardinal de Gênes m’a rapporté : « Quand tout fut fini, me dit-il, je me suis rendu chez le cardinal Tappouni et lui ai demandai une cigarette. Je n’avais jamais fumé ! Il m’en offrit une longue et mince qui était, je crois, orientale. » Siri ne me précisa pas à quel moment il avait estimé que « tout était fini ». Mais ce fut, de toute évidence, entre le lundi et le mardi. »

Et voilà le pot-aux-roses découvert, car notre grand parleur a encore trop parlé ! Précisons.

Tout était fini pour Siri entre le lundi et le mardi, autrement dit le lundi soir 27 octobre 1958, en plein conclave. Et pourquoi tout était-il fini pour Siri-Benoît XVI ? Tout simplement, sa trahison était consommée et il avait réussi à y entraîner tous les cardinaux, tant et si bien qu’il n’a pas pu retenir sa joie devant Tappouni, et il a célébré l’événement en fumant la première cigarette de sa vie !!! La suite pouvait continuer puisque l’affaire était dans le sac. Reprenons donc Benny Lai :

        « La preuve en est que le mardi, vers midi, tandis que s’achevaient les votes du matin, les trois robes blanches de différentes tailles qui, selon la tradition, sont préparées pour le nouveau pape furent apportées à la sacristie proche de la chapelle Sixtine. »

Encore un détail que notre vaticaniste bien informé nous découvre en l’expliquant à sa façon, c’est-à-dire à la façon maçonnique pour égarer le lecteur.

En effet, les trois soutanes blanches sont préparées, non pas en cours de route, mais dès le début du conclave. En nous disant qu’elles n’arrivèrent que le 28 vers midi, Benny Lai nous fait voir que le dimanche 26, elles n’y étaient pas, et quand le nouveau Pontife, Siri-Benoît XVI, voulut aller en revêtir l’une d’elles, celle allant à sa taille, il ne trouva rien, et c’est précisément là, comme je l’ai dit ailleurs, qu’intervint la conspiration, car il ne pouvait point sortir pour l’Habemus Papam sans être revêtu de la dite soutane : on l’a donc empêché, et il a cédé misérablement.

        « L’élection était donc imminente, reprend Benny Lai. De fait, ce jour-là, Roncalli ne prit pas son repas à midi avec les autres cardinaux. »

L’élection était donc imminente ? Elle était faite, dans le sens que tout le monde savait que Roncalli serait élu. La preuve ? Il ne cassa pas la croûte avec les autres ce midi-là, signe évident qu’il connaissait l’issue de l’après-midi.

        « Il obtiendra finalement 36 voix, conclut Benny Lai, comme le montre une note figurant dans l’agenda personnel de Tisserant, note rendue publique après la mort de ce cardinal. »

Et Benny Lai ajoute ceci pour finir, et moi aussi j’en aurai fini pour aujourd’hui : « Dès le mardi matin, en tout cas, le patriarche de Venise était sûr d’être élu. » Et tac : encore un détail ! Dès le mardi matin 28 octobre, Roncalli savait donc que son coup avait réussi : comme quoi Siri pouvait bien se réjouir la veille au soir !

« Nier l’avènement futur et personnel d’Élie,
c’est une hérésie
ou une erreur qui approche de l’hérésie. »
(Saint Robert Bellarmin)
 
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mardi 2 juin 2026

FUMÉE BLANCHE 1958 -118- INVESTIGATIONS

Benny Lai, encore et toujours lui, savait ce qui se passait dans le conclave de 1958, tant et si bien qu’il écrit à propos du lundi après-midi 27 octobre, page 68 du même ouvrage que précédemment : « Savez-vous, me confia [le cardinal] Ciriaci, quelques heures plus tard, [etc...] » Quelques heures ? Donc en plein conclave ? Et il ajoute à la page suivante : « Siri devait son ascendant à sa rigueur morale et au fait que lui-même s’était écarté de la compétition » ! Donc, dès le lundi soir, Benny Lai était au courant de la réussite du complot qui avait écarté Siri, ou plutôt qui l’avait fait chuter.

Continuons nos investigations. Benny Lai nous apprend que De Gaulle « fit pression » pour que Roncalli fût élu, ce qui vaudra à ce dernier l’appellation de « pape gaulliste ». Évidemment, notre vaticaniste minimise la chose dans une bouillie de chat à peu près incompréhensible, ce qui est le propre des francs-maçons pour égarer le lecteur qui a l’impression de tourner en rond. Or si De Gaulle a pu faire pression pour l’élection du premier intrus, cela signifie aussi que le Général était dans le complot pour éliminer Siri dont l’élection légitime était obligatoire dans un premier temps afin que celle de Jean23 fût fausse mais prise pour vraie, à condition cependant que Siri-Benoît XVI renonce mais secrètement sous contrainte sans que personne ne le sache, et s’il n’y avait pas eu la fumée blanche incontestable, personne ne l’aurait su ; mais les comploteurs savaient bien que cet indice aurait eu lieu et qu’ils ne pouvaient pas l’éviter puisque la fumée blanche suit immédiatement l’acceptation, d’où le fait que par après ils ont essayé de camoufler l’affaire par des raisonnements absurdes. Benny Lai, lui, plus malin, n’en a pas parlé : c’était plus simple !

Et puis, la fumée blanche était indispensable pour informer les trois-points de l’extérieur que le complot allait se mettre en route puisqu’une élection légitime venait d’avoir lieu.

Un deuxième signe vint conforter ces messieurs quand ils virent que l’élu n’apparaissait pas au balcon : le complot avait réussi !

Finalement, Benny Lai nous apprend quand même bien des choses, mais il faut fouiner pour les trouver, d’où mes investigations qui ne sont pas terminées, loin s’en faut.

La suite au prochain épisode !

« Nier l’avènement futur et personnel d’Élie,
c’est une hérésie
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samedi 30 mai 2026

FUMÉE BLANCHE 1958 -117- Le SECRET DÉVOILÉ

Malgré lui, Benny Lai avoue, à la page 64 de son ouvrage "Les Secrets du Vatican", que le cardinal Siri avait bien été élu Pape au conclave de 1958. Voici ses propres termes : « La difficulté d’aboutir à une entente venait surtout de ce que les cardinaux qui souhaitaient un pape italien n’avaient, après le retrait de Siri, d’autre candidat que Roncalli. » Qu’est-ce à dire ? Tout simplement que Siri avait été élu Pape, qu’il avait accepté et prit un nom, d’où la fumée blanche de 18h53, mais qu’ensuite il s’était retiré, d’où sa non-apparition pour l’Habemus Papam.

Et ici, une question cruciale se pose : d’où Benny Lai connaissait-il ces renseignements puisqu’il n’était pas au conclave que je sache ? De Siri ? Impossible car ce dernier a jalousement gardé pour lui son « secret horrible », autrement dit sa félonie. Par conséquent, notre vaticaniste anticlérical le savait par d’autres sources, des sources maçonniques bien sûr, de la part de cardinaux infiltrés. Cela n’est pas difficile à comprendre, mais tout maçon qu’il était, Benny Lai, dans sa verve caustique, en a dit trop.

Le secret bien gardé a été révélé par celui-là-même qui ne voulait pas le révéler ! Pour essayer de réparer cette bavure, il écrira en 1993 son fameux ouvrage au titre évocateur : "Le Pape non élu" ! Ce qui signifie en fait : « Le Pape élu qui s’est retiré ! »

Benny Lai nous a donc révélé deux choses :

1) Qu’il était bien au courant de ce qui se passait dans le conclave de 1958 ; il en ira d’ailleurs de même pour les autres conclaves dont il parle comme s’il y était, signe que ses frères trois-points le renseignaient bien.

2) Qu’il a révélé le secret de Siri sans que personne s’en aperçoive, d’où le fait, que pour ce journaliste apparemment chevronné, la fumée blanche du 26 octobre 1958 à 18h53 n’a pas existé ! Il n’était donc pas sur les lieux ? Ou alors personne ne lui en a parlé ? Cela n’est pas croyable ! Mais par contre, ce qui est croyable et certainement vrai, c’est que ses amis maçons lui ont demandé de se taire sur ce fait capital.

Signalons que Benny Lai, dans ses narrations, mélange tout afin d’induire le lecteur en erreur, ce qui est le style bien connu des francs-maçons.

Celui qui parle trop dit des choses qu’il ne voudrait pas dire : c’est le cas de Benny Lai ! Voici ce qu’il écrit à la page suivante : « Pour sortir de l’impasse [impasse créée par la trahison de Siri, encore un aveu], certains envisagèrent de reporter leurs suffrages sur le camerlingue. Cette initiative fut prise le dimanche 26 octobre au soir, après un repas pris dans la salle de l’appartement Borgia dit “des Pontifes”. » Notre franc-maçon est décidément au courant de tout, et en écrivant plus qu’il ne faut, il nous révèle le retrait de Siri puisque le soir de ce même jour les cardinaux étaient dans le plus grand embarras ; et en nous révélant le jour, Benny Lai nous révèle l’élection acceptée puis la chute de Siri-Benoît XVI.

Et voilà le secret bien gardé, révélé !

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jeudi 28 mai 2026

FUMÉE BLANCHE 1958 -116- L’ANGE DAMNÉ

Le rôle de Benny Lai après le conclave de 1958, rôle par rapport à Judas II, n’était pas fini : au contraire, il commençait pour ainsi dire, dans le sens où Siri devait être étroitement surveillé afin qu’il ne revînt pas sur sa malheureuse chute, d’autant plus qu’il lui restait une trentaine d’années à vivre, ce qui lui donnait le temps de se repentir par une sincère conversion, et cela, Benny Lai le savait !

Au conclave de 1963, le cardinal fut de nouveau élu, mais il refusa net, signe que la surveillance marchait bien.

Lors de Vatican2, il adopta tout ce qui y avait été décidé, mais tout en gardant une fausse enveloppe traditionaliste mais sans jamais faire partie d’aucun groupe de cette tendance, voulant rester indépendant comme lui-même l’avoue. Indépendant ? Pas tant que ça puisqu’il fricotait avec les rouges : se souvenir de son voyage quasi présidentielle en Union Soviétique en 1974 !

Et nous voici arrivés au premier conclave de 1978, conclave qu’il ne craignait pas, les têtes ayant suffisamment tourné depuis Vatican2. Mais voilà : le troisième intrus meurt inopinément au bout d’un mois, et donc un nouveau conclave arrive, et là, comme lui-même le dit, il prend peur ! Mais Benny Lai veille ! Il ourdit une conspiration afin que Siri ne soit pas élu : c’est la fameuse interview dont j’ai déjà parlé, interview du cardinal que tous les conclavistes trouveront sur leur pupitre dès leur entrée au conclave. Or cette manigance avait été ourdie par un journal où Benny Lai avait participé.

Et le vaticaniste tiendra sa victime jusqu’en 1988, veille de l’année du décès du cardinal.

Benny Lai avait bien rempli sa mission : il le fit savoir à ses frères trois-points par son livre de 1993 intitulé "Le Pape non élu". Vingt ans après il ira rendre compte de son œuvre en mourant toujours farouchement laïc comme l’écrira avec emphase l’Osservatore Romano de l’époque.

On peut dire à juste titre que l’anticlérical Benny Lai fut l’ange damné du cardinal Siri devenu Benoît XVI puis Judas II.

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mardi 26 mai 2026

FUMÉE BLANCHE 1958 -115- Le PIÈGE

Que fit le communiste-maçon Benny Lai par rapport au cardinal Siri dans les années 1950 ? Il est facile de le conjecturer ! Il essaya de voir les points faibles du cardinal, de façon qu’il soit contré au cas où il serait élu au prochain conclave. Une fois cela bien établi, il tâcha de faire comprendre à Siri qu’il fallait s’entendre avec l’Union Soviétique afin d’éviter tout conflit entre l’Est et l’Ouest, ce que le cardinal interpréta de telle façon qu’il faudrait faire un rapprochement pour d’éventuels conversions, d’où ce que j’ai écrit sous le titre "Le fil rouge". Mais Benny Lai lui insuffla dans l’oreille qu’il fallait faire cela sous le manteau de façon que Pie XII ne soit pas au courant, et c’est ce que fit Siri pour ne pas avoir de blâme du Souverain Pontife car il connaissait ce qui était arrivé à Montini pour avoir frelaté avec les rouges.

Benny Lai faisait rapport de toutes ces informations à la maçonnerie de manière que cela servît au moment opportun, et le moment opportun fut le conclave de 1958. N’oublions pas qu’il était stipulé qu’avant le déroulement des scrutins au conclave, l’encyclique de Pie XII sur le Siège vacant était lu en entier devant tous les cardinaux. Siri une fois élu se rappela de la finale, savoir que Pie XII exhortait celui que les cardinaux avaient choisi pour être Pape à ne point refuser cette charge, et Siri ne refusa pas. Mais ensuite, la conspiration ourdie par la maçonnerie, via tous les renseignements de Benny Lai, lui tomba dessus, et il chuta misérablement.

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samedi 23 mai 2026

FUMÉE BLANCHE 1958 -114- ROUGE et NOIR

Mais qui est au juste Benny Lai ? À part sa carrière de « vaticaniste », on ne sait pratiquement rien de lui.

Né en 1925 dans une famille non-catholique (et décédé dans les mêmes sentiments en 2013), il s’inscrit au parti communiste italien (PCI) : et voilà pour le rouge !

En 1946, il commence sa carrière de journaliste ; et à qui s’adresse-t-il pour cela ? À « Raoul Palermi, le chef de la franc-maçonnerie italienne », comme lui-même l’écrit : et voilà pour le noir !

Et que s’ensuivra-t-il ? Lui-même l’explique : « Après la guerre, je m’occupais de politique et de franc-maçonnerie. J’avais approché Palermi, et cela m’avait permis d’écrire de nombreux articles et d’acquérir une certaine notoriété. »

Muni de ces deux étiquettes, il fut envoyé au Vatican pour entrer dans le service de presse, ce qui se fit en 1952 grâce à la signature d’un autre rouge et noir, Montini ; et avec lui entra un certain Silvio Negro, celui-là même qui inventa la fable Santoro comme j’en ai parlé précédemment au numéro 90.

Nos deux compères avaient pleine liberté d’aller et venir dans la Cité du Vatican puisque le bureau de presse était à l’intérieur à cette époque. Benny Lai raconte lui-même qu’il allait voir en toute liberté tel ou tel prélat, tout en profitant des « nuits romaines » comme lui-même l’avoue puisque le bureau fermait à 14 heures ! Bref, son travail d’infiltration fut donc aisé jusqu’en 1963 où le bureau de presse changea de lieu, c’est-à-dire sortit du Vatican par la volonté du même Montini, car c’est bien connu, les francs-maçons s’espionnent les uns les autres !

Mais Benny Lai avait une fonction bien précise comme je l’ai dit plus haut, savoir, entrer dans les bonnes grâces du cardinal Siri avec qui il prit contact en 1956.

On comprend dès lors qu’il fut une carte majeure dans le conspiration du conclave de 1958, et comme ce complot réussit du fait de la trahison de Siri-Benoît XVI, le rôle de Benny Lai fut dès lors, et avec d’autres complices, de surveiller de près Judas II afin qu’il ne fasse pas comme saint Pierre !

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lundi 18 mai 2026

FUMÉE BLANCHE 1958 -113- SOUS SURVEILLANCE

Après sa trahison, Judas II, autrement dit Siri-Benoît XVI, fut, comme il le méritait, sous haute surveillance, car la conciliaire craignait un retournement de sa part, autrement dit une véritable conversion qui aurait fait s’écrouler tous les plans maçonniques élaborés dans l’ombre depuis bien longtemps et qui se concrétisèrent lors du conclave de 1958. Mais par qui fut-il surveillé ? Évidemment, nous ne pouvons faire que des conjectures à ce sujet ! Mais il est évident qu’ils étaient plusieurs à le serrer de près. L’un d’entre eux fut Benny Lai.

Mais qui est au juste Benny Lai ? Si vous faites des recherches, vous n’obtiendrez rien sur sa vie privée, comme par hasard ! On sait seulement qu’il est d’une famille « laïque », autrement dit anticléricale, c’est-à-dire maçonnique, car c’est cela qu’exprimait ce mot au XIXe siècle et début du XXe ; et ce mot, Benny Lai l’a toujours revendiqué farouchement pour lui-même jusqu’à sa mort.

D’autre part, avant d’être embauché au Vatican comme journaliste au début des années 50 par Montini, il a travaillé pour la maçonnerie italienne, rencontrant le grand-maître qui l’envoya infiltrer le Vatican. Si vous voulez en savoir plus, un panneau vous indique que les informations à ce sujet ont été retirées, comme par hasard !

Benny Lai avait une mission : prendre contact avec le cardinal Siri et entrer dans ses bonnes grâces, ce qu’il a réussi parfaitement, et toutes les informations que lui transmettait sans méfiance le cardinal étaient répercutées en loge. Ce « vaticaniste », terme qu’il emprunta, comme par hasard, à l’infâme Crispi, fit bien son boulot ; tous les week-ends il prenait le train de Rome pour Gênes et allait bavarder avec Siri pendant une ou deux heures, avec son magnétophone. Bref il a bien fait son métier d’espion jusqu’à la fin de sa vie ! Ceci dit, Judas II méritait bien un tel compagnon !

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vendredi 24 avril 2026

FUMÉE BLANCHE 1958 -112- BENNY LAI

Il est un feu-journaliste, Benny Lai, qui a écrit d’une manière toute spéciale sur les affaires du Vatican. Quand je dis spécial, c’est que, par hasard, il avait toutes ses entrées pour savoir ce qu’il voulait savoir. Je me suis renseigné sur lui, et il s’avère que tout cela était bien concocté. Si vous voulez me comprendre, écoutez ou lisez les infos mainstreams, car c’est de la même veine, savoir la veine maçonnique.

Ceci dit, il dit des choses intéressantes sur le sujet qui nous intéresse, savoir le cardinal Siri, car malgré lui, il divulgue, sans même qu’il s’en aperçoive, des informations extrêmement importantes qu’il faut bien discerner pour ne pas tomber dans la propagande diffusée à tout va par ses amis et comparses.

Ainsi par exemple, dans son livre "Les secrets du Vatican" 1983 à la page 210, on lit à propos du premier conclave de 1978 :

FUMÉE BLANCHE 1958 - Page 12 Siri_b10

Siri savait bien ce qu’il disait puisqu’il n’ignorait pas qu’il n’y avait plus de Saint-Esprit agissant dans les conclaves depuis sa félonie, qui de ce fait étaient invalides et ouverts à toutes les manipulations possibles.

Tout ce que Benny Lai dit sur Siri est du pareil au même, c’est-à-dire, flou, contradictoire et quelque peu morbide. Et pour en finir avec cet auteur, je dirai carrément qu’il est pénible à lire malgré la fluidité de son langage ! Et de plus, bien entendu, aucunes sources ! Bref, il faut se forcer, ce qui fait que lorsque c’est lu, on n’a plus envie d’y revenir !

En conclusion : beaucoup de petits potins sur des choses insignifiantes pour pouvoir faire le silence sur des faits avérés, comme la fumée blanche du 26 octobre 1958 dont il ne dit mot : éloquent, non ?
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mardi 14 avril 2026

FUMÉE BLANCHE 1958 -111- Le FIL ROUGE

On peut se demander quel chantage fut employé pour faire chuter Siri-Benoît XVI. Voici un élément de réponse.

Sous Pie XII, dans les années 50, le cardinal Siri entretenait sous le manteau des relations avec l’URSS, via un émissaire particulier : Pie XII n’était pas au courant de ces tractations ! S’il l’eût été, son estime pour le cardinal en aurait reçu un choc, comme ce fut le cas par rapport à Montini lorsqu’il apprit ses relations secrètes avec le communisme, d’où le fait qu’il l’envoya à Milan.

Il est à présumer que le chantage, via la maçonnerie infiltrée au conclave, se porta sur ce sujet, menaçant de dévoiler les agissements secrets de Siri. Cela est si vrai que par la suite le cardinal félon continua ses tractations secrètes avec le communisme sous la bénédiction des deux premiers intrus qui l’en félicitèrent tant et si bien qu’en 1974 il fut reçu avec le tapis rouge en URSS, aussi bien par les communistes que par les orthodoxes.

Voilà le fil rouge qui donne un singulier éclairage sur la chute pitoyable de Judas II.

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dimanche 12 avril 2026

FUMÉE BLANCHE 1958 -110- Les PORTES de l'ENFER ne PRÉVAUDRONT PAS

Après tout ce qui vient d’être dit, on pourra peut-être penser que les portes de l’enfer ont prévalu contre l’Église ! Eh bien, non !

1) Du temps de saint Vincent Ferrier, il y a eu jusqu’à trois Papes, trois soleils comme disait le Saint.

2) Au dix-huitième siècle, l’Ordre des Jésuites a été supprimé par le Saint-Siège.

3) Aujourd’hui, il n’y a plus de Pape, autrement dit, le soleil est devenu noir.

Dans le premier cas, il y avait toujours des catholiques puisqu’il y eut des Saints sous les trois obédiences.

Dans le second cas, il y avait encore des Jésuites puisque le Saint-Siège a permis à la Russie de garder ceux qui résidaient en ce pays pourtant orthodoxe.

Dans le troisième cas, malgré qu’il n’y ait plus de Saints à cause de la grande Apostasie, il y a toujours quelques catholiques disséminés à travers le globe, ne faisant partie d’aucunes branches hérétiques ou schismatiques.

Enfin, dans le premier cas, l’Église a surmonté le Grand Schisme d’Occident comme on l’appelle, en élisant Martin V qui prit ce nom en hommage à saint Martin le 11 novembre 1417 et à qui tous se rallièrent, sauf un qui tomba dans la disgrâce.

Dans le second cas, les Jésuites furent rétablis par Pie VII lors de la Restauration en France.

Dans le troisième cas qui est le nôtre, les deux Témoins rétabliront un Pape du vivant-même de l’Antéchrist.

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samedi 11 avril 2026

FUMÉE BLANCHE 1958 -109- ÉPILOGUE de REGAZZONI

Pour finir cet épisode, voici telle quelle la réflexion de Carlo Regazzoni qui rejoint en grande partie la mienne.

        « Pour s’être senti contraint à demander pardon à Dieu, Siri doit avoir été conscient de sa part de responsabilité dans le désastre dû à la succession de Pie XII. Parlant du péché d’Adam, saint Augustin le définit comme abandon par l’homme de l’œuvre de Dieu au profit de ses propres œuvres, lesquelles « de ce fait sont mauvaises, étant selon l’homme, non selon Dieu ». Plus loin, saint Augustin ajoutera la précision suivante : « Car cette créature est ainsi faite qu’il lui est avantageux d’obéir, pernicieux au contraire de faire sa volonté propre non celle de son Créateur. »

        Bien après la dernière guerre, Pie XII était conscient des dangers qui menaçaient l’Église de l’intérieur. Il se rendait compte que sa fin approchait et appréhendait qu’on puisse élire le faux candidat au prochain conclave. Cela expliquerait pourquoi il sollicita Siri de le rejoindre à Rome.

        Siri, en refusant de donner suite à la demande de Pie XII, n’aurait-il pas préféré sa propre volonté au souhait du Vicaire du Christ ? [« Volonté du Pape, Volonté de Dieu ! », dit saint Alphonse] C’est ce qu’on appelle, en droit pénal, un dol éventuel. Il intervient lorsque la personne concernée, tout en se rendant compte des possibles conséquences de ses actes, refuse de prendre la décision qui s’impose.

        Avec son refus à envisager une éventuelle candidature, il a facilité l’accession du patriarche Roncalli au pontificat dont on connaît l’issue. En résumé, l’on pourrait dire que Siri, en écartant de lui l’idée d’être un jour Pape, a été obligé à se montrer obéissant contre son propre gré, envers ceux qui le sont devenus. Ce n’est que vers la fin de sa vie qu’il a commencé à se demander s’il aurait pu freiner certaines évolutions en étant plus combatif. »

En fait, Siri a refusé officiellement d’être candidat à la Papauté avant le conclave lors de plusieurs sollicitations ; c’est pourquoi d’ailleurs il n’a pas assisté aux congrégations générales. Une fois élu au conclave, il a accepté et donc il a fait son devoir car cela était fortement recommandé par saint Pie X et Pie XII dans leurs Constitutions sur le sujet. Mais par ensuite, Siri se rappelant qu’il avait dit non aux sollicitations d’une part, et d’autre part prenant peur devant les menaces des cardinaux infiltrés, il renonça secrètement et par contrainte à sa charge, préférant sa propre volonté à celle de Dieu qui l’avait appelé à cet office.
« Nier l’avènement futur et personnel d’Élie,
c’est une hérésie
ou une erreur qui approche de l’hérésie. »
(Saint Robert Bellarmin)
 
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vendredi 10 avril 2026

FUMÉE BLANCHE 1958 -108- « BASTA »

Nous voici donc arrivés à la conclusion de l’enregistrement que Siri fit pour Benny Lai et que nous rapporte Carlo Regazzoni. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle est lapidaire.

        « Mais croyez-moi... j’ai bien vu le cours de l’histoire au cours de ces longues années, j’ai bien vu. [Siri avoue donc qu’il a vu clairement tout ce qui s’est passé depuis 1958 ! Mais s’il a si bien vu que ça, pourquoi s’est-il enfermé dans son silence ?] Et je pense avoir eu les yeux qu’il fallait pour le voir [le cours de l’histoire]. J’ai dû porter des lunettes, mais je voyais bien. Maintenant, mon désir est de quitter ce monde sans perturber l’histoire [c’est-à-dire, comme le dit une autre traduction : je désire quitter ce monde sans avoir de problèmes ! Le mot est lâché : ne gêner personne afin de ne pas avoir de problèmes ! C’est ce qu’il indique quand il avoue ne pas vouloir perturber l’histoire par la révélation de sa trahison de 1958 ! Et cela aura toujours été pour lui un problème à cacher pendant les 31 années qui lui resteront à vivre depuis son élection de 1958.]. Que les autres accomplissent ce que leur conscience leur dicte [Il est curieux de voir Siri demander aux autres de faire leur devoir lorsque lui-même ne l’a pas fait ! Il dit cela évidemment pour se laver la conscience.] et je demande uniquement qu’on cesse de mentir et basta. [Mais de mentir sur quoi ? Car si les autres ont menti, ce qui est évident puisque ce sont des usurpateurs, cela signifie dans la bouche de Siri que lui, Siri, aurait dit la vérité alors qu’en 1958 il a fait l’office de Judas ? Une fois de plus, il se donne le bon rôle pour tâcher d’étouffer le remords qui le hante. Et c’est ainsi que se termine l’enregistrement de Siri transcrit par Benny Lai et que nous a rapporté Regazzoni.] »

Pour terminer, je signale un fait qui ne me paraissait pas évident au début mais qui prend maintenant toute son importance. Les menaces adressées à Siri en 1958 n’étaient pas vaines ; en effet, nous savons comment les cardinaux francs-maçons ont liquidé Jean-Paul1er, pourtant l’un des leurs ; donc on peut penser qu’un sort similaire pouvait attendre Siri s’il n’avait pas trahi. De plus, nous savons par l’histoire que le Vatican fut attaqué par deux fois en 1943 afin de pouvoir éliminer Pie XII : il est vrai qu’on était en pleine guerre, et qu’il y avait un vrai Pape ! Donc la similitude s’arrête là. Ceci dit, en 1958, le bruit court que Pie XII aurait été empoisonné par son médecin ! Donc Siri pouvait savoir ce qui l’attendait ! Ces simples réflexions font voir que les menaces de 1958 n’étaient pas des menaces en l’air ; mais quoique feutrées pour ne pas alarmer, Siri les aura bien comprises et a agi en conséquence pour son propre intérêt, et on en revient toujours à ce dilemme : lui d’abord, l’Église ensuite ! Autrement dit une trahison.
« Nier l’avènement futur et personnel d’Élie,
c’est une hérésie
ou une erreur qui approche de l’hérésie. »
(Saint Robert Bellarmin)
 
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jeudi 9 avril 2026

FUMÉE BLANCHE 1958 -107- IMBROGLIO

Après que Siri nous a entretenus des conclaves de 1958 et 1963, il passe maintenant aux deux de 1978, où l’imbroglio paraît à première vue incompréhensible.

        « Lors de ces deux derniers conclaves [1978], mon nom a de nouveau été proposé, mais je n’ai pas fait la même déclaration que les autres fois. Je me suis dit : je ne peux pas le faire. Ce qui doit arriver arrivera. [Cela se comprend puisqu’il prévoyait qu’il n’aurait aucune chance d’être élu, étant donné que Vatican2 était passé par là et que le collège cardinalice avait été profondément renouvelé par les usurpateurs qui y avaient placé, cela se conçoit, des modernistes de leur bord et qui n’étaient certainement pas du parti de Siri.] J’en suis sorti indemne. [Cela confirme ce que j’ai dit précédemment. Mais attention, les choses vont se corser, car malgré tout, Siri va prendre peur, puisque s’il avait été élu, étant donné sa première réaction qu’on vient de lire, qu’aurait-il fait ? En effet, il savait très bien que son élection aurait été forcément invalide ! Et cela, il en était conscient puisqu’en 1963, ayant été élu, il a dit non lorsqu’on lui a demandé s’il acceptait.]

        Mais lors du dernier conclave, considérez ceci ! [Pourquoi Siri ne parle pas du premier conclave de 1978 mais seulement du deuxième en la même année ? L’explication est simple ! Dans le premier, comme je l’ai dit, il n’avait aucune chance d’être élu, et c’est ce qui arriva en effet. Mais voilà : Jean-Paul1er fut assassiné, car c’est bien connu qu’entre francs-maçons, c’est ainsi qu’on règle ses comptes ! Après ce crime, le contexte change ! En effet, les cardinaux, du moins Siri le pensait, du fait de ce meurtre, pourraient bien se retourner pour l’élire. C’est pourquoi le cardinal prend peur, car il n’a pas dit non aux sollicitations, comme lui-même l’avoue, et donc il se serait vu dans l’obligation d’accepter si effectivement il était élu, et pour lui, étant donné ce qui s’était passé en 1958, c’eût été un véritable drame comme on va le voir par ses propres paroles. Et puis, voyant comment avait été traité Jean-Paul1er, il pouvait penser qu’il aurait peut-être bien le même sort ! Et cela lui rappelait les menaces de 1958.] Le cardinal Wyszynski a rendu visite à mon secrétaire pour lui dire : « C’est fait, vous serez le secrétaire du pape. » [Cela signifiait que Siri allait être élu pape.] Je suis entré au conclave dans un état agonisant. Je me souviens m’être assis sur une chaise au fond de la chapelle Pauline, comme une loque. J’étais en agonie [d’où son livre "Gethsémani" écrit quelque temps après]. Dieu m’a sauvé. Comment ? Oui, un cardinal est venu me raconter ce qui s’était passé. Je ne peux pas en parler. [Siri se rend compte tout d’un coup qu’il allait dévoiler ce qui s’était passé au conclave ! C’est pourquoi il stoppe net. On peut facilement présumer ce que lui a dit le cardinal dont il parle, à savoir qu’il ne serait pas élu, d’où l’expression de Siri : Dieu m’a sauvé. Il faut dire qu’un incident s’était passé juste avant le conclave : Siri ne voulait pas donné d’interviews ! Or un journaliste le rencontre et lui pose des questions ; Siri accepte de répondre à condition que l’interview ne soit publié qu’après le conclave : or il le fut juste avant. Siri a-t-il été piégé, ou cela s’est-il passé de connivence afin de faire un effet repoussoir pour n’être pas élu ? Car dans cette interview il se montrait réactionnaire, ce qui a causé du trouble parmi les cardinaux.] »

Et nous voilà maintenant arrivés à la conclusion de Siri, conclusion tout à fait aussi sibylline que le reste !
« Nier l’avènement futur et personnel d’Élie,
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mercredi 8 avril 2026

FUMÉE BLANCHE 1958 -106- REMORDS

Poursuivons donc ce que nous rapporte Regazzoni du dernier enregistrement de Siri transcrit par Benny Lai.

        « Lors des deux premiers conclaves auxquels j’ai participé [1958 et 1963], dit le cardinal, j’ai été proposé comme candidat par un cardinal influent [Tappouni]. Lui-même me disait qu’il avait les Français derrière lui [ce qui se comprend puisque ce cardinal avouera qu’il fallait le mettre au même rang que les cardinaux français] et les autres auraient suivi les Français [ce qui se comprend aussi quand on connaît ce qu’a fait un diplomate français envoyé par De Gaulle]. Au début, les Allemands se sont abstenus, mais peu à peu, ils se sont joints aux autres. Je répondis négativement [effectivement, cela s’est passé ainsi juste avant le conclave de 1958] en ajoutant, qu’au cas où on m’élirait, je refuserais. [Effectivement encore, au conclave de 1963, ayant été élu, il a dit non. Ici, Siri mélange habilement les deux conclaves, ce qui fait que si l’on n’y regarde pas attentivement, on s’y perd.] J’ai mal fait et aujourd’hui j’en suis conscient. Aujourd’hui ? Depuis quelques années. [Mais qu’a-t-il donc mal fait ? Après tout, il était libre de répondre non : cela était tout à fait légitime !] J’ai mal agi parce que j’aurais dû éviter de faire certaines choses. J’aimerais le dire, mais j’ai peur de le dire, en commettant certaines erreurs. [Que se reproche donc Siri ? D’avoir dit non ? Certainement pas ! En fait, il se reproche d’avoir accepté son élection au conclave de 1958, puis juste après, d’avoir renoncé sous contrainte, car effectivement, à cause de lui, toutes les erreurs, disons plutôt hérésies, se sont infiltrées et ont été imposées par les usurpateurs. On comprend donc facilement son trouble puisqu’il est à l’origine de la grande Apostasie.] J’ai donc éprouvé un grand remords et j’ai demandé le pardon de Dieu. J’espère que Dieu me pardonnera. [Espérance vaine puisque c’est le remords de Judas ! Pourquoi n’a-t-il donc pas dévoilé ce qui s’était passé en 1958 ? Pourquoi a-t-il emmené dans la tombe le secret maçonnique imposé par Jean23 le 29 octobre 1958, secret de nulle valeur puisqu’imposé par un usurpateur ? Et cela, Siri le savait, mais pour ne pas avoir de problèmes sur la terre, il a préféré se taire jusqu’à sa mort, plongeant ainsi l’Église dans une crise sans précédent. Mais voilà, l’heure était venue, et comme Judas livra le Christ, Judas II livra l’Église.] »
« Nier l’avènement futur et personnel d’Élie,
c’est une hérésie
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mardi 7 avril 2026

FUMÉE BLANCHE 1958 -105- DÉVOILEMENT

Et voici maintenant le clou de l’affaire dont j’ai parlé dans l’article précédent. À cause de sa longueur et de sa complexité, je diviserai l’intervention de Siri en plusieurs livraisons.

        « Le 18 septembre 1988, continue Regazzoni à la page 145, Siri eut le dernier entretien [enregistré] avec Benny Lai. C’est un aveu bouleversant [où le cardinal parle de lui-même en termes voilés et, il faut le préciser, assez incohérents, signe de son trouble intérieur] :

        « Que sait un Pape nouvellement élu, ce pauvre homme, des tâches qui l’attendent ? Rien, à moins d’un miracle, et le Seigneur ne fait pas de miracles inutiles. Il doit s’y intégrer. [Siri avoue ici qu’il a bien accepté son élection le 26 octobre 1958 ! Mais ne savait-il pas que Dieu donne la grâce nécessaire à tout nouvel office ?] La question qui marque un Pontificat est le choix du secrétaire d’État, car c’est à lui de former le Pape. [Voilà une phrase apparemment insensée ! Mais si on creuse bien, on voit par là que certainement Pie XII destinait Siri à devenir justement secrétaire d’État, ce qui n’advint pas à cause de l’indocilité du cardinal !] Tous les Papes ne le deviennent pas après avoir suivi une formation pour le devenir. [Voilà une idiotie qui rabaisse la Papauté au ras des pâquerettes !!!] La formation, sans le vouloir, se fait avant d’être élu, lorsque les postes, l’adéquation aux postes et la fidélité aux postes sont bien combinés. [Siri se cherche des excuses pour masquer sa trahison en prétendant qu’il n’était pas formé pour cet office, ce qui est une sornette !] Je dis cela parce que j’éprouve un grand remords [le remords de Judas ! Comme on le voit, Siri-Benoît XVI se dévoile]. J’ai confiance dans le pardon du Seigneur et, par conséquent, je suis tranquille. [Il a lâché le mot : il est tranquille ! Autrement dit, comme il l’avouera à la fin, il ne veut pas avoir de problèmes ! C’est donc un opportuniste : lui d’abord, Dieu ensuite !] » »

Pour être honnête, il faut avouer que Benny Lai a mis par écrit cet enregistrement en 1993 dans son livre "Le Pape non élu", quatre ans après la mort du cardinal qui ne pouvait donc pas réfuter ce que Benny Lai lui fait dire ; de plus, il n’y a que cet auteur qui possède l’enregistrement qui ne peut donc être vérifié par personne : c’est dire que la fiabilité n’est pas à 100%. Cette mise au point était nécessaire avant de poursuivre les dires de Siri.
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lundi 6 avril 2026

FUMÉE BLANCHE 1958 -104- 1963

L’auteur en arrive maintenant au conclave de 1963. Notons tout d’abord que ce conclave, comme ceux qui suivent d’ailleurs, est nul et non-avenu du fait de l’usurpation du trône pontifical par Jean23 suite à la défection de Siri-Benoît XVI.

        « Peu avant que ne commence le conclave de 1963, dit Regazzoni, le cardinal libanais Tappouni [celui-là-même qui offrit une cigarette orientale à Siri pour se réjouir de la trahison de ce dernier en faveur de Roncalli, comme ce traître favorisera pareillement, d’après d’autres sources, Montini lors de son élection au conclave de 1963], se rendant compte des manœuvres entreprises par l’alliance européenne pour promouvoir la candidature du cardinal Montini, fit à son tour des démarches auprès de Siri pour l’amener à poser sa candidature. Je cite ce que Siri a dit à Benny Lai, environ dix-huit mois avant sa mort : « Savez-vous ce que m’a dit le Cardinal (Tappouni) — c’était vraiment un gros bonnet [gros bonnet d’ailleurs qui soutenait les infiltrés français, c’est tout dire !] — lorsqu’il me proposa ma candidature de façon dramatique ? Il m’a dit : « Soit vous acceptez, soit c’est un désastre. » J’ai de la peine à prononcer la deuxième parole [désastre], puisqu’elle se rapporte à un pontificat. [Nous y voilà ! Du fait de sa trahison, Siri devint l’esclave docile des faux-papes, de Paul6 en particulier, alors qu’il se défilait devant les sollicitations d’un vrai Pape, savoir Pie XII.] Je ne l’ai jamais dit à personne, mais j’ai fait une erreur. N’êtes-vous pas d’accord ? » [Voilà une phrase qui n’a aucun sens et qui démasque le trouble constant du cardinal !] »

Et Regazzoni ajoute à la page 108 :
        « Si on compare le point de vue de Siri en 1950 avec l’évolution qui a suivi l’accession au trône de Saint Pierre du patriarche Roncalli, on se rend compte que l’ambiguïté était pour lui le seul moyen d’aliéner une confrontation avec les successeurs de Pie XII, dont il ne partageait pas les vues. [Ambiguïté ! Le mot est bien choisi, car il s’agit bien de cela, et pour n’être pas démasqué, Siri fut obligé d’être ambigu jusqu’à la fin de sa vie, ce que nous verrons clairement au prochain article.] »

Pour ce qui est du conclave de 1963, nous savons par Malachi Martin qui était bien placé pour connaître ce qui s’y passa puisqu’il était à l’époque secrétaire du cardinal Béa, que Siri aurait été élu mais qu’il aurait refusé net en faveur de Montini. Quoique Malachi Martin soit, comme Benny Lai, un auteur peu fiable, la chose est quand même corroborée par Congar. Voici ce qu’en dit Regazzoni à la page 84 :
        « Lorsqu’on veut approfondir le problème de cette ambiguïté [celle de Siri], on ne doit, d’après Siri, « jamais oublier que c’est de ce qui était qu’est sorti ce qui est » [autrement dit, ce qui était fut la trahison de Siri, et ce qui est, ce qui s’ensuivit]. Par cette phrase, il veut nous rendre attentifs à ne pas perdre de vue que chaque événement auquel nous assistons est conditionné par un événement antérieur [autrement dit, l’effet suit la cause]. D’après le Journal du concile du père Congar, Siri aurait obtenu des voix au conclave qui devait élire Paul VI, mais y aurait renoncé en faveur de ce dernier. Du moment que le père Congar était très lié aux cardinaux français connus pour leurs idées progressistes, on peut admettre la fiabilité de sa déclaration. »

Avec la corrélation de ces deux auteurs, on peut facilement admettre ce que j’ai dit plus haut, d’autant plus que lorsqu’un élu refuse, ce qui a été le cas de Siri en 1963, il n’y a pas de fumée blanche et donc personne ne peut le savoir.
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dimanche 5 avril 2026

FUMÉE BLANCHE 1958 -103- PIE XII

Regazzoni aborde maintenant l’attitude de Siri envers Pie XII :

        « En 1956, Pie XII lui avait demandé de venir à Rome afin de l’aider dans son travail. Il est fort probable que Pie XII, sentant sa fin proche et soucieux quant à sa succession, voulait introduire Siri dans les milieux du Vatican. [Et peut-être même le nommer Secrétaire d’État puisque cette place était vacante depuis 1944.] Siri hésita et demanda un temps de réflexion. [En fait, il voulait rester à Gênes, et le temps de réflexion invoqué n’était qu’un biais diplomatique équivalent à un refus.] Voyait-il dans son transfert à Rome le calice dont il parlera plus tard dans l’ouvrage que nous venons de citer ? ["Gethsémani". Il est évident qu’il voyait qu’en obéissant à Pie XII, il perdait son indépendance.]

        D’après le père Spiazzi, Siri appréhendait qu’on puisse le désigner pour assumer la succession de Pie XII : « En 1958, dit Siri, on m’a demandé avec autorité mon accord préalable. J’ai répondu non. » [Cela devait se passer avant le conclave, ce qui explique que Siri n’a pratiquement pas participé aux congrégations générales précédant le conclave et qu’il est retourné à Gênes. Bien entendu, il était libre de répondre négativement aux avances qu’on lui faisait ; mais les discussions d’avant le conclave sont une chose, et le conclave proprement dit en est une autre. Or, ayant été élu, il a accepté ; puis se rappelant la réponse négative d’avant le conclave, il céda aux pressions de certains cardinaux : voilà sa faute, faute qu’il masqua en ne venant pas à l’Habemus Papam et en entraînant par le fait les autres cardinaux dans sa chute.] Effectivement Pie XII voyait dans Siri son successeur et dans ce but il lui avait confié des missions à l’étranger. Dès lors que Siri s’en fût rendu compte, il refusa d’autres missions. [Voilà toute l’obéissance du cardinal... Il agira bien autrement envers Montini devenu Paul6 !!!]

        À la mort de Pie XII, un groupe de cardinaux influents prit l’initiative de solliciter Siri à se porter candidat au trône de Saint Pierre. Le Cardinal en fut malade et évita tout contact avec les autres membres du Sacré Collège. Un nouveau refus de boire le calice ? [Terrible interrogation !] »
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samedi 4 avril 2026

FUMÉE BLANCHE 1958 -102- Saint PIE X

        « Siri, continue Regazzoni, connaissait certainement l’aspect dramatique que peut revêtir un Pontificat pour la personne qui l’assume puisque, dans son livre "Gethsémani", il revient sur les paroles de Notre-Seigneur en se posant la question suivante :          « Quand Jésus a prononcé ce “si possible” demandait-il d’être libéré de la charge du salut des âmes ? [Siri s’est donc demandé s’il pouvait se libérer du Pontificat dont il venait d’accepter la charge.] Quand son esprit a lancé cet appel, avait-il soudain préféré, ne serait-ce que pour quelques moments, se détacher de sa mission et puis vivre, vieillir et s’éteindre un jour, selon le sort de tout homme ? [Siri met sur Jésus des pensées que ce dernier n’a jamais eues mais que lui, Siri, avaient et qui le tourmentaient ! Car il est évident qu’ici, Siri-Benoît XVI parle de lui-même et non pas de Jésus comme il le prétend car ce serait blasphématoire, Jésus n’ayant jamais eu de telles pensées. D’ailleurs, cela est facile à prouver puisque Siri indique tout simplement le parcours qu’il a suivi pour ne pas avoir de problèmes.] » Un peu plus loin, Siri ajoute : « Car l’appel du “si possible” ne signifiait pas la lassitude et que le Christ préférât qu’un autre se charge du salut des hommes ». [Voyant qu’il a parlé de lui-même, Siri rectifie le tir afin de ne pas laisser prise à ce qu’il a dit auparavant.] Entre ces deux passages, il pourrait y avoir un lien : celui qui refuse de donner, suite à une sollicitation, aimerait en même temps qu’une autre personne prenne sa place. Se pourrait-il que Siri fasse allusion à lui-même ? [C’est évident ! Sauf qu’il n’a pas refusé d’accepter, mais après avoir accepté, il a abandonné sa charge invalidement puisque sous contrainte, tout en sachant que celui qui serait élu par ensuite n’aurait que l’apparence d’un Pape. Et pour asseoir cette preuve, il n’est qu’à observer comment Siri s’est conduit envers Pie XII et sa conduite envers les faux-papes conciliaires : envers le premier il fut très réticent, alors qu’envers les seconds il fut d’une servilité outrée tout en sachant qu’ils étaient modernistes et qu’au fond de lui-même il ne les approuvait pas ! Cette attitude a un nom : c’est de l’hypocrisie !] »

« Nier l’avènement futur et personnel d’Élie,
c’est une hérésie
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vendredi 3 avril 2026

FUMÉE BLANCHE 1958 -101- CARLO REGAZZONI

Nous allons donc suivre Carlo Regazzoni dans son exposé "Aux sources de l’alternance dans l’Église catholique", à partir de la page 142, exposé dans lequel il fait un parallèle saisissant entre saint Pie X et le successeur de Pie XII.

          « Gethsémani est le lieu où Notre Seigneur prononça les paroles :    « Mon Père, s’il est possible, que ce calice passe loin de moi. Cependant, non pas comme je veux, mais comme tu veux. » Ces mots traduisent sa volonté de se dépouiller entièrement du propre moi pour n’être plus qu’à l’écoute de la parole du Père. [Ce que ne fit pas Siri-Benoît XVI puisqu’il fuyait la volonté de Pie XII qui le souhaitait près de lui.] Cette disponibilité a donné à ce lieu son caractère symbolique, puisqu’il peut désigner une situation où une personne est sollicitée à sacrifier son propre moi à un intérêt supérieur. [Siri a préféré son propre moi, sacrifiant ainsi l’intérêt supérieur de l’Église. De fait, il fut sollicité pour être Pape.]

        Tout cardinal qui, au moment d’entrer en conclave, entrevoit la possibilité d’être élu contre son propre gré, risque de se trouver dans une situation similaire [ce fut le cas de Siri]. Le Cardinal Sarto, au moment où, sollicité d’accepter contre son gré son élection, se rendit compte qu’il devait l’accepter pour le bien de l’Église. Cet acte d’abnégation a permis à l’Église d’avoir un des plus grands Papes des temps modernes en la personne de Saint Pie X. [La même chose arriva à Siri qui d’abord accepta puis renonça invalidement sous la contrainte sans que le dehors n’en sût rien puisqu’il ne se présenta pas pour l’Habemus Papam, ce qui fit de lui un anti-saint Pie X, autrement dit un Judas, c’est-à-dire un traître.]

        Tout cardinal qui accepte son élection [comme saint Pie X et Siri-Benoît XVI] est conscient des défis qu’il aura à affronter en tant que chef de l’Église [Siri le savait donc bien]. Pendant tout son Pontificat, Pie X eut à faire face à des dangers qui menaçaient l’Église de l’intérieur [Siri n’ignorait pas cela]. Ils ont fait l’objet de son encyclique Pascendi qui débute par les paroles : « À la mission qui Nous a été confiée d’en haut de paître le troupeau du Seigneur, Jésus-Christ a assigné comme premier devoir de garder avec un soin jaloux le dépôt traditionnel de la foi, à l’encontre des profanes nouveautés de langage comme des contradictions de la fausse science ».

        Contrairement aux successeurs de Pie XII, Pie X a toujours été conscient que la défense du trésor dont il avait la sauvegarde ne le rendrait pas nécessairement populaire, mais qu’il ne pouvait être question de renoncer à sa mission [contrairement à Siri qui prit peur sous les menaces et refusa d’exercer sa charge]. « Nous taire n’est plus de mise, poursuit saint Pie X, si Nous voulons ne point paraître infidèle au plus sacré de Nos devoirs, et que la bonté dont Nous avons usé jusqu’ici, dans un espoir d’amendement, ne soit taxée d’oubli de Notre charge. » [Siri-Benoît XVI, lui, fut infidèle et n’exerça donc pas sa charge ! Pire encore : il entraîna tout le conclave dans son apostasie !] »
« Nier l’avènement futur et personnel d’Élie,
c’est une hérésie
ou une erreur qui approche de l’hérésie. »
(Saint Robert Bellarmin)
 
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