Pour finir cet épisode, voici telle quelle la réflexion de Carlo Regazzoni qui rejoint en grande partie la mienne.
En fait, Siri a refusé officiellement d’être candidat à la Papauté avant le conclave lors de plusieurs sollicitations ; c’est pourquoi d’ailleurs il n’a pas assisté aux congrégations générales. Une fois élu au conclave, il a accepté et donc il a fait son devoir car cela était fortement recommandé par saint Pie X et Pie XII dans leurs Constitutions sur le sujet. Mais par ensuite, Siri se rappelant qu’il avait dit non aux sollicitations d’une part, et d’autre part prenant peur devant les menaces des cardinaux infiltrés, il renonça secrètement et par contrainte à sa charge, préférant sa propre volonté à celle de Dieu qui l’avait appelé à cet office.« Pour s’être senti contraint à demander pardon à Dieu, Siri doit avoir été conscient de sa part de responsabilité dans le désastre dû à la succession de Pie XII. Parlant du péché d’Adam, saint Augustin le définit comme abandon par l’homme de l’œuvre de Dieu au profit de ses propres œuvres, lesquelles « de ce fait sont mauvaises, étant selon l’homme, non selon Dieu ». Plus loin, saint Augustin ajoutera la précision suivante : « Car cette créature est ainsi faite qu’il lui est avantageux d’obéir, pernicieux au contraire de faire sa volonté propre non celle de son Créateur. »
Bien après la dernière guerre, Pie XII était conscient des dangers qui menaçaient l’Église de l’intérieur. Il se rendait compte que sa fin approchait et appréhendait qu’on puisse élire le faux candidat au prochain conclave. Cela expliquerait pourquoi il sollicita Siri de le rejoindre à Rome.
Siri, en refusant de donner suite à la demande de Pie XII, n’aurait-il pas préféré sa propre volonté au souhait du Vicaire du Christ ? [« Volonté du Pape, Volonté de Dieu ! », dit saint Alphonse] C’est ce qu’on appelle, en droit pénal, un dol éventuel. Il intervient lorsque la personne concernée, tout en se rendant compte des possibles conséquences de ses actes, refuse de prendre la décision qui s’impose.
Avec son refus à envisager une éventuelle candidature, il a facilité l’accession du patriarche Roncalli au pontificat dont on connaît l’issue. En résumé, l’on pourrait dire que Siri, en écartant de lui l’idée d’être un jour Pape, a été obligé à se montrer obéissant contre son propre gré, envers ceux qui le sont devenus. Ce n’est que vers la fin de sa vie qu’il a commencé à se demander s’il aurait pu freiner certaines évolutions en étant plus combatif. »
« Nier l’avènement futur et personnel d’Élie,
c’est une hérésie
ou une erreur qui approche de l’hérésie. »
(Saint Robert Bellarmin)
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Para concluir este episodio, he aquí tal cual la reflexión de Carlo Regazzoni, que coincide en gran medida con la mía.
RépondreSupprimer«Al haberse sentido obligado a pedir perdón a Dios, Siri debió de ser consciente de su parte de responsabilidad en el desastre provocado por la sucesión de Pío XII. Al hablar del pecado de Adán, san Agustín lo define como el abandono por parte del hombre de la obra de Dios en favor de sus propias obras, las cuales “por ello son malas, ya que son según el hombre, no según Dios”. Más adelante, San Agustín añadirá la siguiente precisión: «Porque esta criatura está hecha de tal manera que le conviene obedecer, y por el contrario le resulta pernicioso hacer su propia voluntad y no la de su Creador».
Mucho después de la última guerra, Pío XII era consciente de los peligros que amenazaban a la Iglesia desde dentro. Se daba cuenta de que su fin se acercaba y temía que se eligiera al candidato equivocado en el próximo cónclave. Esto explicaría por qué pidió a Siri que se reuniera con él en Roma.
¿Acaso Siri, al negarse a atender la petición de Pío XII, no habría preferido su propia voluntad al deseo del Vicario de Cristo? [«¡La voluntad del Papa, la voluntad de Dios!», dice san Alfonso] Es lo que en derecho penal se denomina dolo eventual. Se da cuando la persona en cuestión, aunque es consciente de las posibles consecuencias de sus actos, se niega a tomar la decisión que se impone.
Al negarse a considerar una posible candidatura, facilitó el acceso del patriarca Roncalli al pontificado, cuyo desenlace ya conocemos. En resumen, se podría decir que Siri, al descartar la idea de llegar a ser Papa algún día, se vio obligado a mostrarse obediente, en contra de su voluntad, hacia quienes lo llegaron a ser. No fue sino hacia el final de su vida que comenzó a preguntarse si habría podido frenar ciertas evoluciones siendo más combativo. »
De hecho, Siri se negó oficialmente a ser candidato al papado antes del cónclave tras varias solicitudes; por eso, además, no asistió a las congregaciones generales. Una vez elegido en el cónclave, aceptó y, por lo tanto, cumplió con su deber, ya que así lo recomendaban encarecidamente San Pío X y Pío XII en sus Constituciones sobre el tema. Pero después, Siri, recordando que había dicho que no a las solicitudes, por un lado, y por otro lado temiendo las amenazas de los cardenales infiltrados, renunció en secreto y por coacción a su cargo, prefiriendo su propia voluntad a la de Dios, quien lo había llamado a ese oficio.