dimanche 5 avril 2026

FUMÉE BLANCHE 1958 -103- PIE XII

Regazzoni aborde maintenant l’attitude de Siri envers Pie XII :

        « En 1956, Pie XII lui avait demandé de venir à Rome afin de l’aider dans son travail. Il est fort probable que Pie XII, sentant sa fin proche et soucieux quant à sa succession, voulait introduire Siri dans les milieux du Vatican. [Et peut-être même le nommer Secrétaire d’État puisque cette place était vacante depuis 1944.] Siri hésita et demanda un temps de réflexion. [En fait, il voulait rester à Gênes, et le temps de réflexion invoqué n’était qu’un biais diplomatique équivalent à un refus.] Voyait-il dans son transfert à Rome le calice dont il parlera plus tard dans l’ouvrage que nous venons de citer ? ["Gethsémani". Il est évident qu’il voyait qu’en obéissant à Pie XII, il perdait son indépendance.]

        D’après le père Spiazzi, Siri appréhendait qu’on puisse le désigner pour assumer la succession de Pie XII : « En 1958, dit Siri, on m’a demandé avec autorité mon accord préalable. J’ai répondu non. » [Cela devait se passer avant le conclave, ce qui explique que Siri n’a pratiquement pas participé aux congrégations générales précédant le conclave et qu’il est retourné à Gênes. Bien entendu, il était libre de répondre négativement aux avances qu’on lui faisait ; mais les discussions d’avant le conclave sont une chose, et le conclave proprement dit en est une autre. Or, ayant été élu, il a accepté ; puis se rappelant la réponse négative d’avant le conclave, il céda aux pressions de certains cardinaux : voilà sa faute, faute qu’il masqua en ne venant pas à l’Habemus Papam et en entraînant par le fait les autres cardinaux dans sa chute.] Effectivement Pie XII voyait dans Siri son successeur et dans ce but il lui avait confié des missions à l’étranger. Dès lors que Siri s’en fût rendu compte, il refusa d’autres missions. [Voilà toute l’obéissance du cardinal... Il agira bien autrement envers Montini devenu Paul6 !!!]

        À la mort de Pie XII, un groupe de cardinaux influents prit l’initiative de solliciter Siri à se porter candidat au trône de Saint Pierre. Le Cardinal en fut malade et évita tout contact avec les autres membres du Sacré Collège. Un nouveau refus de boire le calice ? [Terrible interrogation !] »
« Nier l’avènement futur et personnel d’Élie,
c’est une hérésie
ou une erreur qui approche de l’hérésie. »
(Saint Robert Bellarmin)
 
Pensez à TÉLÉCHARGER cette vidéo en cliquant sur les 3 points de suspension sous le titre, ici : https://odysee.com/@MontfortAJPM:b/f1257.-%C3%A0-j%C3%A9sus-par-marie-737-musique:b?lid=cd510e752e23862e040846f45ea3560cab8ddf5a

1 commentaire:

  1. Regazzoni aborda ahora la actitud de Siri hacia Pío XII:

    «En 1956, Pío XII le había pedido que fuera a Roma para ayudarle en su labor. Es muy probable que Pío XII, sintiendo que su fin se acercaba y preocupado por su sucesión, quisiera introducir a Siri en los círculos del Vaticano. [Y tal vez incluso nombrarlo secretario de Estado, ya que ese puesto estaba vacante desde 1944.] Siri dudó y pidió un tiempo para reflexionar. [En realidad, quería quedarse en Génova, y el tiempo de reflexión que invocó no era más que una artimaña diplomática equivalente a una negativa.] ¿Veía en su traslado a Roma el cáliz del que hablará más tarde en la obra que acabamos de citar? [«Getsemaní». Es evidente que veía que, al obedecer a Pío XII, perdía su independencia.]

    Según el padre Spiazzi, Siri temía que se le designara para suceder a Pío XII: «En 1958 —dice Siri—, se me pidió con autoridad mi consentimiento previo. Respondí que no. » [Esto debió de suceder antes del cónclave, lo que explica que Siri prácticamente no participara en las congregaciones generales previas al cónclave y que regresara a Génova. Por supuesto, era libre de responder negativamente a las propuestas que se le hacían; pero las discusiones previas al cónclave son una cosa, y el cónclave propiamente dicho es otra. Ahora bien, una vez elegido, aceptó; luego, recordando la respuesta negativa de antes del cónclave, cedió a las presiones de algunos cardenales: ahí está su culpa, culpa que ocultó al no acudir al Habemus Papam y arrastrando así a los demás cardenales a su caída.] Efectivamente, Pío XII veía en Siri a su sucesor y, con ese fin, le había confiado misiones en el extranjero. En cuanto Siri se dio cuenta de ello, rechazó otras misiones. [¡Ahí está toda la obediencia del cardenal... Actuará muy de otra manera con Montini, convertido en Pablo VI!!!]

    A la muerte de Pío XII, un grupo de cardenales influyentes tomó la iniciativa de solicitar a Siri que se presentara como candidato al trono de San Pedro. El cardenal se sintió indispuesto y evitó todo contacto con los demás miembros del Colegio Cardenalicio. ¿Una nueva negativa a beber el cáliz? [¡Terrible interrogante!]»

    RépondreSupprimer