L’auteur en arrive maintenant au conclave de 1963. Notons tout d’abord
que ce conclave, comme ceux qui suivent d’ailleurs, est nul et non-avenu
du fait de l’usurpation du trône pontifical par Jean23 suite à la
défection de Siri-Benoît XVI.
Et Regazzoni ajoute à la page 108 :« Peu avant que ne commence le conclave de 1963, dit Regazzoni, le cardinal libanais Tappouni [celui-là-même qui offrit une cigarette orientale à Siri pour se réjouir de la trahison de ce dernier en faveur de Roncalli, comme ce traître favorisera pareillement, d’après d’autres sources, Montini lors de son élection au conclave de 1963], se rendant compte des manœuvres entreprises par l’alliance européenne pour promouvoir la candidature du cardinal Montini, fit à son tour des démarches auprès de Siri pour l’amener à poser sa candidature. Je cite ce que Siri a dit à Benny Lai, environ dix-huit mois avant sa mort : « Savez-vous ce que m’a dit le Cardinal (Tappouni) — c’était vraiment un gros bonnet [gros bonnet d’ailleurs qui soutenait les infiltrés français, c’est tout dire !] — lorsqu’il me proposa ma candidature de façon dramatique ? Il m’a dit : « Soit vous acceptez, soit c’est un désastre. » J’ai de la peine à prononcer la deuxième parole [désastre], puisqu’elle se rapporte à un pontificat. [Nous y voilà ! Du fait de sa trahison, Siri devint l’esclave docile des faux-papes, de Paul6 en particulier, alors qu’il se défilait devant les sollicitations d’un vrai Pape, savoir Pie XII.] Je ne l’ai jamais dit à personne, mais j’ai fait une erreur. N’êtes-vous pas d’accord ? » [Voilà une phrase qui n’a aucun sens et qui démasque le trouble constant du cardinal !] »
Pour ce qui est du conclave de 1963, nous savons par Malachi Martin qui était bien placé pour connaître ce qui s’y passa puisqu’il était à l’époque secrétaire du cardinal Béa, que Siri aurait été élu mais qu’il aurait refusé net en faveur de Montini. Quoique Malachi Martin soit, comme Benny Lai, un auteur peu fiable, la chose est quand même corroborée par Congar. Voici ce qu’en dit Regazzoni à la page 84 :« Si on compare le point de vue de Siri en 1950 avec l’évolution qui a suivi l’accession au trône de Saint Pierre du patriarche Roncalli, on se rend compte que l’ambiguïté était pour lui le seul moyen d’aliéner une confrontation avec les successeurs de Pie XII, dont il ne partageait pas les vues. [Ambiguïté ! Le mot est bien choisi, car il s’agit bien de cela, et pour n’être pas démasqué, Siri fut obligé d’être ambigu jusqu’à la fin de sa vie, ce que nous verrons clairement au prochain article.] »
Avec la corrélation de ces deux auteurs, on peut facilement admettre ce que j’ai dit plus haut, d’autant plus que lorsqu’un élu refuse, ce qui a été le cas de Siri en 1963, il n’y a pas de fumée blanche et donc personne ne peut le savoir.« Lorsqu’on veut approfondir le problème de cette ambiguïté [celle de Siri], on ne doit, d’après Siri, « jamais oublier que c’est de ce qui était qu’est sorti ce qui est » [autrement dit, ce qui était fut la trahison de Siri, et ce qui est, ce qui s’ensuivit]. Par cette phrase, il veut nous rendre attentifs à ne pas perdre de vue que chaque événement auquel nous assistons est conditionné par un événement antérieur [autrement dit, l’effet suit la cause]. D’après le Journal du concile du père Congar, Siri aurait obtenu des voix au conclave qui devait élire Paul VI, mais y aurait renoncé en faveur de ce dernier. Du moment que le père Congar était très lié aux cardinaux français connus pour leurs idées progressistes, on peut admettre la fiabilité de sa déclaration. »
« Nier l’avènement futur et personnel d’Élie,
c’est une hérésie
ou une erreur qui approche de l’hérésie. »
(Saint Robert Bellarmin)
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El autor llega ahora al cónclave de 1963. Cabe señalar, en primer lugar, que este cónclave, al igual que los que le siguieron, es nulo y sin efecto debido a la usurpación del trono pontificio por parte de Juan XXIII tras la deserción de Siri-Benedicto XVI.
RépondreSupprimer«Poco antes de que comenzara el cónclave de 1963 —dice Regazzoni—, el cardenal libanés Tappouni [el mismo que le ofreció un cigarrillo oriental a Siri para celebrar la traición de este último a favor de Roncalli, ya que este traidor favorecería igualmente, según otras fuentes, a Montini durante su elección en el cónclave de 1963], al darse cuenta de las maniobras emprendidas por la alianza europea para promover la candidatura del cardenal Montini, hizo a su vez gestiones ante Siri para convencerlo de que presentara su candidatura. Cito lo que Siri le dijo a Benny Lai, unos dieciocho meses antes de su muerte: «¿Sabe lo que me dijo el cardenal (Tappouni) —era realmente un pez gordo [un pez gordo que, por cierto, apoyaba a los infiltrados franceses, ¡eso lo dice todo!]— cuando me propuso mi candidatura de forma dramática? Me dijo: “O aceptas, o será un desastre”. Me cuesta pronunciar la segunda palabra [desastre], ya que se refiere a un pontificado. [¡Ahí lo tenemos! A causa de su traición, Siri se convirtió en el dócil esclavo de los falsos papas, de Pablo VI en particular, mientras que eludía las peticiones de un verdadero Papa, a saber, Pío XII.] «Nunca se lo he dicho a nadie, pero cometí un error. ¿No estás de acuerdo?» [¡He aquí una frase que no tiene ningún sentido y que pone al descubierto la constante confusión del cardenal!]»
Y Regazzoni añade en la página 108:
«Si comparamos el punto de vista de Siri en 1950 con la evolución que siguió a la ascensión al trono de San Pedro del patriarca Roncalli, nos damos cuenta de que la ambigüedad era para él el único medio de evitar una confrontación con los sucesores de Pío XII, cuyas opiniones no compartía. [¡Ambiguidad! La palabra está bien elegida, pues de eso se trata, y para no ser desenmascarado, Siri se vio obligado a ser ambiguo hasta el final de su vida, lo que veremos claramente en el próximo artículo.]»
En cuanto al cónclave de 1963, sabemos por Malachi Martin —quien estaba bien situado para conocer lo que allí ocurrió, ya que en aquella época era secretario del cardenal Béa— que Siri habría sido elegido, pero que lo habría rechazado rotundamente en favor de Montini. Aunque Malachi Martin sea, al igual que Benny Lai, un autor poco fiable, el hecho es corroborado por Congar. Esto es lo que dice Regazzoni en la página 84:
«Cuando se quiere profundizar en el problema de esta ambigüedad [la de Siri], no hay que olvidar, según Siri, «que lo que es surgió de lo que fue» [es decir, lo que fue fue la traición de Siri, y lo que es, lo que vino después]. Con esta frase, quiere llamarnos la atención para que no perdamos de vista que cada acontecimiento al que asistimos está condicionado por un acontecimiento anterior [en otras palabras, el efecto sigue a la causa]. Según el Diario del concilio del padre Congar, Siri habría obtenido votos en el cónclave que debía elegir a Pablo VI, pero habría renunciado a ellos en favor de este último. Dado que el padre Congar estaba muy vinculado a los cardenales franceses conocidos por sus ideas progresistas, cabe admitir la fiabilidad de su declaración.
Con la correlación de estos dos autores, se puede admitir fácilmente lo que he dicho anteriormente, sobre todo porque cuando un elegido rechaza el cargo, como fue el caso de Siri en 1963, no hay humo blanco y, por lo tanto, nadie puede saberlo.