jeudi 28 mai 2026

FUMÉE BLANCHE 1958 -116- L’ANGE DAMNÉ

Le rôle de Benny Lai après le conclave de 1958, rôle par rapport à Judas II, n’était pas fini : au contraire, il commençait pour ainsi dire, dans le sens où Siri devait être étroitement surveillé afin qu’il ne revînt pas sur sa malheureuse chute, d’autant plus qu’il lui restait une trentaine d’années à vivre, ce qui lui donnait le temps de se repentir par une sincère conversion, et cela, Benny Lai le savait !

Au conclave de 1963, le cardinal fut de nouveau élu, mais il refusa net, signe que la surveillance marchait bien.

Lors de Vatican2, il adopta tout ce qui y avait été décidé, mais tout en gardant une fausse enveloppe traditionaliste mais sans jamais faire partie d’aucun groupe de cette tendance, voulant rester indépendant comme lui-même l’avoue. Indépendant ? Pas tant que ça puisqu’il fricotait avec les rouges : se souvenir de son voyage quasi présidentielle en Union Soviétique en 1974 !

Et nous voici arrivés au premier conclave de 1978, conclave qu’il ne craignait pas, les têtes ayant suffisamment tourné depuis Vatican2. Mais voilà : le troisième intrus meurt inopinément au bout d’un mois, et donc un nouveau conclave arrive, et là, comme lui-même le dit, il prend peur ! Mais Benny Lai veille ! Il ourdit une conspiration afin que Siri ne soit pas élu : c’est la fameuse interview dont j’ai déjà parlé, interview du cardinal que tous les conclavistes trouveront sur leur pupitre dès leur entrée au conclave. Or cette manigance avait été ourdie par un journal où Benny Lai avait participé.

Et le vaticaniste tiendra sa victime jusqu’en 1988, veille de l’année du décès du cardinal.

Benny Lai avait bien rempli sa mission : il le fit savoir à ses frères trois-points par son livre de 1993 intitulé "Le Pape non élu". Vingt ans après il ira rendre compte de son œuvre en mourant toujours farouchement laïc comme l’écrira avec emphase l’Osservatore Romano de l’époque.

On peut dire à juste titre que l’anticlérical Benny Lai fut l’ange damné du cardinal Siri devenu Benoît XVI puis Judas II.

« Nier l’avènement futur et personnel d’Élie,
c’est une hérésie
ou une erreur qui approche de l’hérésie. »
(Saint Robert Bellarmin)
 
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1 commentaire:

  1. El papel de Benny Lai tras el cónclave de 1958, en relación con Judas II, no había terminado: al contrario, por así decirlo, apenas comenzaba, en el sentido de que Siri debía ser vigilado de cerca para que no se retractara de su desafortunada caída, sobre todo porque aún le quedaban unos treinta años de vida, lo que le daba tiempo para arrepentirse mediante una conversión sincera, ¡y eso, Benny Lai lo sabía!

    En el cónclave de 1963, el cardenal fue elegido de nuevo, pero lo rechazó rotundamente, señal de que la vigilancia funcionaba bien.

    Durante el Vaticano II, adoptó todo lo que allí se había decidido, pero manteniendo una falsa apariencia tradicionalista sin formar parte nunca de ningún grupo de esa tendencia, ya que quería permanecer independiente, como él mismo confiesa. ¿Independiente? No tanto, ya que se codeaba con los rojos: ¡recordemos su viaje casi presidencial a la Unión Soviética en 1974!

    Y así llegamos al primer cónclave de 1978, un cónclave que no le causaba temor, ya que las mentes se habían abierto lo suficiente desde el Concilio Vaticano II. Pero he aquí que el tercer intruso muere inesperadamente al cabo de un mes, por lo que se convoca un nuevo cónclave, y ahí, como él mismo dice, ¡se asusta! ¡Pero Benny Lai está al acecho! Urdió una conspiración para que Siri no fuera elegido: se trata de la famosa entrevista de la que ya he hablado, la entrevista al cardenal que todos los conclavistas encontrarán en su pupitre nada más entrar en el cónclave. Ahora bien, esta maquinación había sido urdida por un periódico en el que Benny Lai había colaborado.

    Y el vaticanista mantendrá a su víctima bajo control hasta 1988, víspera del año del fallecimiento del cardenal.

    Benny Lai había cumplido bien su misión: se lo hizo saber a sus hermanos de los tres puntos a través de su libro de 1993 titulado «El Papa no elegido». Veinte años después, rendirá cuentas de su obra al morir, siempre ferozmente laico, como lo escribirá con énfasis el Osservatore Romano de la época.

    Se puede decir con razón que el anticlerical Benny Lai fue el ángel caído del cardenal Siri, quien se convirtió en Benedicto XVI y luego en Judas II.

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