jeudi 19 mars 2026

FUMÉE BLANCHE 1958 -86- RÔLE de DE GAULLE

Voici un nouveau document ("La France et ses relations avec le Saint-Siège, 1958-1969" par Sébastien Gué) prouvant l’ingérence de De Gaulle dans le conclave de 1958, document qui corrobore celui que j’ai mis plus haut : https://fumee-blanche-26-10-1958.blogspot.com/2025/12/fumee-blanche-77.html


        « Fait inhabituel, dès le lendemain du décès de Pie XII, survenu le 10 octobre 1958 [9 octobre], l’ambassadeur de France près le Saint-Siège se voit convoqué de toute urgence à Paris par de Gaulle pour évoquer le prochain conclave [15] afin que le gouvernement détermine la position à adopter. Cette convocation aussi inédite que rapide souligne d’emblée la dimension cruciale que le Général accorde à cette élection pontificale. Elle peut paraître étonnante a priori venant du président du conseil d’une République laïque. En fait il s’agit pour lui de veiller aux intérêts du pays ; intérêts qui ne contredisent pas ceux des ecclésiastiques français, au contraire. En effet, lors de cette entrevue du 11 octobre 1958, de Gaulle et l’ambassadeur de Margerie dressent le portrait du meilleur « papabile » aux yeux de la France. Or le premier souhait du gouvernement, c’est de voir élire un pape dont « le caractère ne fût pas si intransigeant qu’il puisse conduire à des conflits avec l’Église de France » [16], celle-ci étant considérée par certains milieux de curie comme trop audacieuse, voire progressiste – la suspension quatre ans plus tôt de l’expérience des prêtres-ouvriers est alors dans toutes les mémoires... Tout conflit avec l’Église de France aurait des répercussions négatives sur les relations avec le Saint-Siège, le gouvernement français cherche donc à éviter de nouveaux écueils, ou tout autre conflit entre l’Église et l’État. D’un point de vue plus politique – et concernant l’ensemble de la population française, non plus seulement les catholiques – le gouvernement souhaiterait également voir élire un pape « modéré » afin que ses positions en matière de doctrine et d’autorité ne produisent pas de tensions avec l’opinion française [17]. Enfin, dernier aspect évoqué, de Gaulle souhaite que la pensée et l’action du prochain pape ne contrarient pas les intérêts internationaux de la France, c’est-à-dire, concrètement, « qu’il ait pleinement conscience du rôle que joue la France dans le monde » [18]. Dans cette perspective, pour le gouvernement, certaines candidatures sont à éviter résolument. Au premier rang il place l’archevêque de Palerme, le cardinal Ruffini, dont « la réputation de réactionnaire (...) est bien établie » et qui par ailleurs ne dissimule pas le « peu de sympathie [qu’il a] pour notre pays » [19], tout comme le cardinal Pizzardo « à qui l’esprit français inspire une méfiance instinctive » [20]. Après avoir rejeté un certain nombre de noms [Siri devait être dans le lot], après avoir observé que ni l’aile « droite » ou plus traditionnelle de la curie – représentée par le cardinal Ottaviani, pro-secrétaire du Saint-Office –, ni l’aile « gauche » plus libérale et sociale – représentée par le cardinal Lercaro, archevêque de Bologne – ne bénéficient d’une majorité, acheminant le débat vers une solution de compromis, de Gaulle, suivant l’analyse de Roland de Margerie, en déduit que c’est la personnalité du cardinal Roncalli qui correspond le mieux au portrait esquissé [21]. Le patriarche de Venise connaît bien la France, il a été nonce pendant huit ans à Paris où il a laissé un très bon souvenir.

        De Gaulle conclut alors cet entretien avec l’ambassadeur de France près le Saint-Siège par un propos qui ne laisse aucun doute sur son dessein : « Le meilleur candidat, du point de vue français (...) c’est Roncalli ? » [22], l’ambassadeur fit signe que oui, « alors, allez-y ! » répond le Général, qui donne ainsi pour mission à l’ambassadeur de mener, dès son retour à Rome, une « campagne » aussi discrète qu’efficace... [et que maçonnique]

        Après les funérailles du pape défunt le 13 octobre 1958, s’ouvre une période de neuf jours de deuil, les nomendiales [novemdiales], avant l’entrée des cardinaux en conclave. Durant cette période, les membres du Sacré-Collège discutent entre eux tout d’abord, à l’occasion des congrégations générales ou surtout d’échanges informels, qui s’intensifient d’autant plus qu’ils ne se connaissent pas ou peu, Pie XII ne les ayant jamais réunis pour consultation. Mais, pour parachever leur réflexion, les cardinaux ne se limitent pas aux jugements de leurs pairs et multiplient les avis. C’est dans ce contexte que l’ambassadeur de France entre en scène... Pour les cardinaux résidentiels français, les entrevues avec Roland de Margerie sont une étape incontournable. Contrairement à eux, le diplomate connaît quasiment tous les membres du Sacré Collège ; il a par ailleurs une parfaite connaissance des milieux de curie, de ses groupes d’influence et de leurs positions (conservatrices, libérales, etc.), mais aussi de la situation de l’Église et de ses attentes, ce qui lui vaut d’être très apprécié. Dans cette perspective, le diplomate peut espérer que son analyse pèse de tout son poids dans la réflexion des cardinaux.

        Toutefois sa tâche ne s’avère pas aisée car les cardinaux français sont divisés dans leur choix et ils « restent singulièrement inactifs s’abstenant de chercher le contact avec les autres membres du Sacré Collège » [23] [et pour cause : ils savaient bien ce qu’ils allaient faire !], alors même qu’ils pourraient constituer une force déterminante au sein du conclave du fait de leur nombre – ils représente le premier groupe national après les Italiens – et du réel prestige dont dispose le catholicisme français auprès de nombreux prélats étrangers. Si l’ambassadeur tente de remédier à cette situation, ses moyens sont minces [24] ; il ne peut multiplier les conseils sans mécontenter voire irriter les cardinaux français, au risque même de remettre en cause toute l’action déjà entreprise [en effet, De Gaulle voulait brûler les étapes et aller trop vite].

        De Margerie semble étonnamment avoir davantage de succès avec les cardinaux étrangers. Outre ses entretiens avec ses collègues espagnol, portugais, allemand, belge – qui laissent apparaître un intérêt commun – le représentant français reçoit aussi personnellement plusieurs prélats étrangers. Le 16 octobre, il a ainsi un long entretien avec le patriarche d’Antioche qui vient encourager ses initiatives. Le cardinal Tappouni se montre en effet « heureux » de connaître les réflexions qu’inspirait au président du conseil le prochain conclave, « ajoutant textuellement : dites au général de Gaulle que, quand il pense aux six cardinaux français, il n’oublie pas qu’il y en a un septième avec eux » [25] [C’est justement avec lui que Siri a été fumer sa cigarette orientale ! Ce n’est pas un hasard !]. Il a en effet une grande estime pour la France et son rôle historique au Proche-Orient, et espère lui aussi voire élire le cardinal Roncalli [tiens-tiens !]. La sympathie du patriarche pour la France, et leur communauté de vue s’avéreront essentielles... Le soir du 25 octobre les cardinaux entrent en conclave.

        Dans quelle mesure les conseils du gouvernement français et de l’ambassadeur ont-ils joué un rôle dans la détermination des prises de position ? Il semblerait qu’au cours de la première journée [26 octobre] du conclave les Français ne firent preuve d’aucune cohésion [26] [Normal, car il fallait un vrai Pape qu’on ferait renoncer avant d’en élire un faux qui paraîtrait vrai ! D’ailleurs l’auteur qui écrit en 2003, saute par-dessus la fumée blanche du 26 octobre, comme par hasard !]. Il faut attendre que le cardinal Ottaviani, pro-secrétaire du Saint-Office, batte le rappel en faveur du cardinal Ruffini [après la démission forcée de Siri-Benoît XVI] pour que les cardinaux français prennent pleinement conscience de la justesse de l’analyse de l’ambassadeur et de l’urgence de l’union pour contrecarrer l’initiative qui leur serait défavorable [En fait, le grand-œuvre maçonnique était fait ! Siri-Benoît XVI étant devenu Judas II, les félons pouvaient s’unir pour élire le premier intrus.]. S’appuyant entre autres sur l’action amorcée en amont par l’ambassadeur français, le cardinal Tappouni, avec le cardinal Feltin, archevêque de Paris, parviennent à rallier définitivement les cardinaux français, ainsi que plusieurs autres, autour de l’ancien nonce en France [27] [comme par hasard Hebblethwaite ne dit mot de Tisserant qui est le véritable maître d’œuvre]. Alors que les journaux italiens en affirmaient l’existence depuis les jours qui suivirent les funérailles de Pie XII, le « parti français » ne devient véritablement existant qu’à cet instant, et sous l’impulsion « décisive » [28] d’un « étranger »... Avec ce soutien déterminant le cardinal Angelo Roncalli est élu pape le 28 octobre et prend le nom de Jean XXIII [la maçonnerie avait réussi son coup]. Le nouveau pape avait eu connaissance des sentiments du général de Gaulle et de l’ambassadeur de France. Il n’y a pas été insensible. Avant même le conclave, alors que de Gaulle lui adressait « ses meilleurs vœux » [29], celui qui n’était encore que le patriarche de Venise, faisait porter un mot « des plus aimables » à l’ambassadeur de Margerie. Quelque temps plus tard, lors de la remise par l’ambassadeur de ses lettres de créances au nouveau pape, celui-ci fit quelques allusions sympathiques montrant qu’il n’ignorait rien des soutiens que son élection avait trouvés du côté français [30]. Il redit par ailleurs la grande – et sincère – amitié qu’il a pour la France, dont il témoigna tout au long de son pontificat.

        Alors que tous les observateurs, y compris les diplomates français, avaient annoncé un pape de transition, Jean XXIII a entrepris une action considérable : il a lancé l’aggiornamento, la mise au jour, de l’Église, en réunissant le Concile Vatican II ; il a mené une action déterminée en faveur de la paix, symbolisée par une encyclique majeure « Pacem in Terris » en 1963.

Notes :
15) MAE Nantes, série Rome - Saint-Siège, dossier 1356, télégramme 213-216, 10 octobre 1958, p. 1.
16) Ibid., dossier 1356, télégramme du 8 novembre 1958, p. 6.
17) Ibid., dossier 1356, télégramme 217-219, 10 octobre 1958.
18) Ibid.
19) MAE Nantes, série Rome - Saint-Siège, dossier 1356, télégramme 220, 10 octobre 1958, p. 1.
20) Ibid.
21) Ibid., télégramme du 8 novembre 1958, p. 3.
22) Cité par Jean Puyo, Jean XXIII, le pape inattendu, Paris, Desclée, 1995, p. 118.
23) Ibid., télégramme 256, 23 octobre 1958, p. 1.
24) Ibid.
25) Ibid., télégramme 241, 16 octobre 1958, p. 1.
26) Ibid., télégramme 294, 8 novembre 1958, p. 1.
27) Ibid. ; également Peter Hebblethwaite, Jean XXIII, le pape du Concile, p. 309-312.
28) Ibid.
29) Peter Hebblethwaite, op. cit., p. 309.
30) MAE, série Europe - Saint-Siège, 1956-1960, dossier 51, télégramme de R. de Margerie, 29 décembre 1958. »
« Nier l’avènement futur et personnel d’Élie,
c’est une hérésie
ou une erreur qui approche de l’hérésie. »
(Saint Robert Bellarmin)
 
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3 commentaires:

  1. Aquí hay un nuevo documento («Francia y sus relaciones con la Santa Sede, 1958-1969», de Sébastien Gué) que demuestra la injerencia de De Gaulle en el cónclave de 1958, documento que corrobora el que he publicado anteriormente: https://fumee-blanche-26-10-1958.blogspot.com/2025/12/fumee-blanche-77.html


    «Hecho inusual, al día siguiente del fallecimiento de Pío XII, ocurrido el 10 de octubre de 1958 [9 de octubre], el embajador de Francia ante la Santa Sede es convocado con carácter de urgencia a París por De Gaulle para tratar el próximo cónclave [15] a fin de que el gobierno determine la posición a adoptar. Esta convocatoria, tan inédita como rápida, subraya de inmediato la importancia crucial que el General le da a esta elección pontificia. A primera vista, puede parecer sorprendente viniendo del presidente del consejo de una República laica. De hecho, para él se trata de velar por los intereses del país; intereses que no contradicen los de los eclesiásticos franceses, sino todo lo contrario. De hecho, durante esta entrevista del 11 de octubre de 1958, De Gaulle y el embajador de Margerie trazan el perfil del mejor «papabile» a los ojos de Francia. Ahora bien, el principal deseo del gobierno es que se elija a un papa cuyo «carácter no sea tan intransigente como para provocar conflictos con la Iglesia de Francia » [16], ya que esta última era considerada por ciertos círculos de la curia como demasiado audaz, incluso progresista —la suspensión, cuatro años antes, de la experiencia de los sacerdotes obreros estaba aún muy presente en la memoria de todos... Cualquier conflicto con la Iglesia de Francia tendría repercusiones negativas en las relaciones con la Santa Sede, por lo que el gobierno francés busca evitar nuevos escollos o cualquier otro conflicto entre la Iglesia y el Estado. Desde un punto de vista más político —y en lo que respecta a toda la población francesa, ya no solo a los católicos—, el gobierno también desearía que se eligiera a un papa «moderado» para que sus posiciones en materia de doctrina y autoridad no generaran tensiones con la opinión pública francesa [17]. Por último, en cuanto al último aspecto mencionado, De Gaulle desea que el pensamiento y la acción del próximo papa no contravengan los intereses internacionales de Francia, es decir, concretamente, «que sea plenamente consciente del papel que desempeña Francia en el mundo» [18]. Desde esta perspectiva, para el gobierno, hay ciertas candidaturas que deben evitarse rotundamente. En primer lugar, sitúa al arzobispo de Palermo, el cardenal Ruffini, cuya «reputación de reaccionario (...) está bien establecida» y quien, por otra parte, no oculta la «poca simpatía [que siente] por nuestro país » [19], al igual que el cardenal Pizzardo, «a quien el espíritu francés inspira una desconfianza instintiva» [20]. Tras haber descartado varios nombres [Siri debía estar entre ellos], y tras observar que ni el ala «derecha» o más tradicional de la curia —representada por el cardenal Ottaviani, prosecretario del Santo Oficio—, ni el ala «izquierda», más liberal y social —representada por el cardenal Lercaro, arzobispo de Bolonia—, contaban con una mayoría, lo que encaminaba el debate hacia una solución de compromiso, De Gaulle, siguiendo el análisis de Roland de Margerie, dedujo que era la personalidad del cardenal Roncalli la que mejor se ajustaba al retrato esbozado [21]. El patriarca de Venecia conoce bien Francia, ya que fue nuncio durante ocho años en París, donde dejó un muy buen recuerdo.

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    1. ... De Gaulle concluyó entonces esta conversación con el embajador de Francia ante la Santa Sede con unas palabras que no dejaban lugar a dudas sobre su intención: «¿El mejor candidato, desde el punto de vista francés (...) es Roncalli? » [22], el embajador asintió con la cabeza, «¡entonces, adelante!», respondió el General, quien así le encomendó al embajador la misión de llevar a cabo, tan pronto como regresara a Roma, una «campaña» tan discreta como eficaz... [y masónica]

      Tras el funeral del papa fallecido el 13 de octubre de 1958, se inicia un período de nueve días de luto, las novemdiales, antes de que los cardenales entren en cónclave. Durante este período, los miembros del Sagrado Colegio discuten entre ellos, en primer lugar, con motivo de las congregaciones generales o, sobre todo, de intercambios informales, que se intensifican tanto más cuanto que no se conocen o se conocen poco, ya que Pío XII nunca los había reunido para consultarles. Pero, para completar su reflexión, los cardenales no se limitan a los juicios de sus pares y recaban múltiples opiniones. Es en este contexto donde entra en escena el embajador de Francia... Para los cardenales residentes franceses, las entrevistas con Roland de Margerie son una etapa imprescindible. A diferencia de ellos, el diplomático conoce prácticamente a todos los miembros del Colegio Cardenalicio; además, tiene un conocimiento perfecto de los círculos de la curia, de sus grupos de influencia y de sus posiciones (conservadoras, liberales, etc.), pero también de la situación de la Iglesia y de sus expectativas, lo que le granjea un gran aprecio. En este sentido, el diplomático puede esperar que su análisis tenga todo su peso en la reflexión de los cardenales.

      Sin embargo, su tarea no resulta fácil, ya que los cardenales franceses están divididos en su elección y «permanecen singularmente inactivos, absteniéndose de buscar el contacto con los demás miembros del Colegio Cardenalicio» [23] [y con razón: ¡sabían muy bien lo que iban a hacer!], cuando podrían constituir una fuerza determinante en el seno del cónclave debido a su número —representan el primer grupo nacional después de los italianos— y al real prestigio del que goza el catolicismo francés ante numerosos prelados extranjeros. Si bien el embajador intenta remediar esta situación, sus medios son escasos [24]; no puede multiplicar los consejos sin descontentar o incluso irritar a los cardenales franceses, a riesgo incluso de poner en tela de juicio toda la acción ya emprendida [en efecto, De Gaulle quería saltarse etapas e ir demasiado rápido].

      De Margerie parece, sorprendentemente, tener más éxito con los cardenales extranjeros. Además de sus conversaciones con sus colegas españoles, portugueses, alemanes y belgas —que revelan un interés común—, el representante francés también recibe personalmente a varios prelados extranjeros. El 16 de octubre, mantiene una larga conversación con el patriarca de Antioquía, quien acude a respaldar sus iniciativas. El cardenal Tappouni se muestra, en efecto, «contento» de conocer las reflexiones que le inspiraba al presidente del consejo el próximo cónclave, «añadiendo textualmente: dígale al general de Gaulle que, cuando piense en los seis cardenales franceses, no olvide que hay un séptimo con ellos» [25] [¡Es precisamente con él con quien Siri fue a fumar su cigarro oriental! ¡No es casualidad!]. De hecho, siente un gran aprecio por Francia y su papel histórico en el Oriente Próximo, y él también espera incluso que sea elegido el cardenal Roncalli [¡vaya, vaya!]. La simpatía del patriarca por Francia y su coincidencia de puntos de vista resultarán esenciales... La noche del 25 de octubre, los cardenales entran en cónclave.
      ...

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    2. ... ¿En qué medida influyeron los consejos del gobierno francés y del embajador en la toma de posiciones? Al parecer, durante el primer día [26 de octubre] del cónclave, los franceses no mostraron ninguna cohesión [26] [¡Normal, pues se necesitaba un verdadero Papa al que se hiciera renunciar antes de elegir a uno falso que pareciera verdadero! Por cierto, el autor, que escribe en 2003, pasa por alto el humo blanco del 26 de octubre, ¡como por casualidad!]. Hay que esperar a que el cardenal Ottaviani, prosecretario del Santo Oficio, haga un llamamiento a favor del cardenal Ruffini [tras la renuncia forzada de Siri-Benedicto XVI] para que los cardenales franceses tomen plena conciencia de la acertada análisis del embajador y de la urgencia de la unión para contrarrestar la iniciativa que les sería desfavorable [De hecho, ¡la gran obra masónica ya estaba hecha! Al haberse convertido Siri-Benedicto XVI en Judas II, los traidores podían unirse para elegir al primer intruso.]. Apoyándose, entre otras cosas, en la acción iniciada previamente por el embajador francés, el cardenal Tappouni, junto con el cardenal Feltin, arzobispo de París, logran reunir definitivamente a los cardenales franceses, así como a varios otros, en torno al antiguo nuncio en Francia [27] [como por casualidad, Hebblethwaite no dice ni una palabra de Tisserant, quien es el verdadero artífice]. Aunque los periódicos italianos afirmaban su existencia desde los días posteriores al funeral de Pío XII, el «partido francés» no cobró vida realmente hasta ese momento, y bajo el impulso «decisivo» [28] de un «extranjero»... Con este apoyo decisivo, el cardenal Angelo Roncalli fue elegido papa el 28 de octubre y tomó el nombre de Juan XXIII [la masonería había logrado su objetivo]. El nuevo papa había tenido conocimiento de los sentimientos del general de Gaulle y del embajador de Francia. No le dejó indiferente. Incluso antes del cónclave, cuando De Gaulle le enviaba «sus mejores deseos» [29], quien aún no era más que el patriarca de Venecia, hizo llegar un mensaje «de lo más amable» al embajador de Margerie. Poco tiempo después, durante la entrega de las cartas credenciales del embajador al nuevo papa, este hizo algunas alusiones amables que mostraban que no ignoraba en absoluto el apoyo que su elección había recibido por parte de Francia [30]. Reiteró, por otra parte, la gran —y sincera— amistad que sentía por Francia, de la que dio testimonio a lo largo de todo su pontificado.

      Aunque todos los observadores, incluidos los diplomáticos franceses, habían pronosticado un papa de transición, Juan XXIII emprendió una labor considerable: puso en marcha el aggiornamento, la actualización de la Iglesia, convocando el Concilio Vaticano II; llevó a cabo una acción decidida en favor de la paz, simbolizada por una importante encíclica, «Pacem in Terris», en 1963.

      Notas:
      15) MAE Nantes, serie Roma - Santa Sede, expediente 1356, telegrama 213-216, 10 de octubre de 1958, p. 1.
      16) Ibíd., expediente 1356, telegrama del 8 de noviembre de 1958, p. 6.
      17) Ibíd., expediente 1356, telegramas 217-219, 10 de octubre de 1958.
      18) Ibíd.
      19) MAE Nantes, serie Roma - Santa Sede, expediente 1356, telegrama 220, 10 de octubre de 1958, p. 1.
      20) Ibíd.
      21) Ibíd., telegrama del 8 de noviembre de 1958, p. 3.
      22) Citado por Jean Puyo, Juan XXIII, el papa inesperado, París, Desclée, 1995, p. 118.
      23) Ibíd., telegrama 256, 23 de octubre de 1958, p. 1.
      24) Ibíd.
      25) Ibid., telegrama 241, 16 de octubre de 1958, p. 1.
      26) Ibid., telegrama 294, 8 de noviembre de 1958, p. 1.
      27) Ibid.; véase también Peter Hebblethwaite, Juan XXIII, el papa del Concilio, pp. 309-312.
      28) Ibid.
      29) Peter Hebblethwaite, op. cit., p. 309.
      30) MAE, serie Europa - Santa Sede, 1956-1960, expediente 51, telegrama de R. de Margerie, 29 de diciembre de 1958. »

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